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Course sur route

L'esprit de village au centre commercial

2 octobre 2009

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Au centre commercial des Villages, s'inscrire aux Foulées est l'occasion de rencontrer desjoggers assidus et d'écouter leshistoires debénévoles, prodigues enconseils.

Hier soir, Laurent Thiessart quitte d'un pas alerte le stand des inscriptions au centre commercial des Villages. Le quadragénaire a en main son dossard pour les10km de dimanche. «Je fais les Foulées depuis que je suis tout jeune. Lapremière fois, je devais avoir 15ans mais je ne les ai pas faites tous les ans», raconte lecariste aux Pinceaux Raphaël. «Le parcours en centre-ville vaêtre plus intéressant qu'au Légué, où il n'avait que du plat», estime-t-il. Le Briochin du club de La Vaillante prépare le semi-marathon de Tout Rennes court. Il espère faire moins de 45mn àSaint-Brieuc. «Mercredi, nous nous sommes entraînés au stade Hélène-Boucher et Bob Tahri y courait. J'étais impressionné. Ilestquand même troisième du3.000m steeple au dernier championnat du monde. Ilfait la même taille que moi, mais est épais comme un fil de fer.»

Une mémoire au stand

Sur le stand où les inscriptions sont prises, Michel Basset, l'air bonhomme, gère les «copines», les bénévoles qui prennent les noms et encaissent les chèques. Ce membre des Foulées Briochines se souvientqu'avant Bob Tahri, Alain Mimoun, le marathonien vainqueur du légendaire Émile Zatopek, en 1956, aux jeux Olympiques d'Helsinki, avait, lui aussi, foulé les rues de Saint-Brieuc. Etd'ajouter: «Pour la première fois depuis longtemps, le départ sera donné devant le collège Anatole-Le Braz. Il y aura une estrade, comme lorsque j'amenais mes enfants aux Foulées, en 1973-1974.» Parmi ceux venus s'inscrire hier, Noam, 6 ans, et son frèreSofiane, 8 ans, courront les1.250m. Les élèves duGrand Clos se sont vus prodiguer des conseils de la part desbénévoles expérimentées: «Ilfaut venir une demi-heure avant la course et manger, au plus tard, une heure avant». Denis Winckel, duclub de l'UACA, attentif, explique à leur mère: «Ils courront derrière unecorde et on les lâche justeavant l'arrivée pour éviter qu'ils partent comme des fusées.» Tout le monde n'est pas Bob Tarhi.

  • Nicolas Auffray
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