31 octobre 2009
D'une tête aussi soudaine que précise de leur capitaine, les Bretons ont stoppé la spirale infernale de la défaite, hier soir, dans leur antre de la Rabine.
Plus d'un mois que ça durait. Cinq longues semaines sans que les Vannetais ne chantent sous la douche ou dans leurs salons. Hier soir, sous un léger brouillard et au cours d'une partie qui ne restera pas vraiment dans les annales, le mauvais oeil s'en est allé, d'un éclair venu d'ailleurs. Et pourtant, ce furent bien les visiteurs qui menèrent grand train dès l'entame de match.
Leugueun le matador
A la 6e minute, le longiligne Modeste profita ainsi d'une bévue de Mézague pour filer un premier frisson sous la chemise de Le Mignan: une frappe à bout portant qui ne toucha que le poteau. Limpide, étincelant de bonnes résolutions, le football angevin respirait la fraîcheur. Sans coup férir, les maillots rouges cerise occupèrent le terrain et Modeste, encore lui, tenait sa seconde occasion: une reprise qui finira dans le ciel breton (24e). Heureusement, en football, l'air ne fait pas toujours la chanson. Une fois cette (Modeste) tempête passée, les Vannetais brisèrent leurs chaînes pour passer la première, gommant d'un coup de tête un mois de disette. Affamé, le capitaine Leugueun surgissait pour planter de la tête un but telle une banderille que l'on enfonce sur le dos des taureaux. Le matador du Voc leva les bras au ciel, devant un peuple vannetais rouge de bonheur.
Les ratés de Modeste
Était-ce la mise à mort tant espérée? Angers ne l'entendait de cette oreille, et surtout pas Deblé, qui à toute bride s'offrit un tir excentré qui frôla la lucarne locale (47e). Au cours d'une seconde mi-temps qui s'avérera, sur le plan du jeu, de la même farine que sa précédente, à savoir un peu pâteuse mais finalement loin d'être indigeste, Modeste, de retour dans le combat, s'engouffra ensuite telle une couleuvre dans la surface pour manquer finalement l'immanquable (55e). Vous en voulez d'autres? D'accord, mais on prend les mêmes alors. Deblé, puis, avec davantage de tranchant, ce diable de Modeste, qui (à nouveau) manqua l'immanquable: un tir seul dans la cage (presque vide) de Benvegnu (67e). Le blues au coeur, les Angevins n'y arriveront pas. Solide comme un chêne, la défense locale tint bon, tout comme le milieu et les postes avants. Probants mais pas récompensés à Caen mardi dernier, les Vannetais ont cette fois gagné. Parfois, il suffit d'un éclair pour foudroyer une série qui commençait sérieusement à faire peur.
Dijon - Vannes : 0-0 Le Voc décroche un bon nul
Ligue 2. Dijon - Vannes : 0-0 Le Voc décroche un bon nul
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