12 juillet 2009
Six ans. Six années que le Stade Rennais choisi Carnac pour son stage d'été. Au menu du séjour: foot, spa, diététique et sieste.
Du rouge et du noir dans la ville de Carnac! Depuis 6 ans les joueurs du Stade Rennais choisissent le Novotel de Carnac pour leur stage et décrassage d'été. En plus du football, les finalistes de la coupe de France bénéficient de la thalasso, de l'hôtel et de menus diététiques. Jusqu'à mardi prochain ils profiteront des charmes Carnacois et laisseront la place au Football club Nantes.
30 joueurs, 10 membres du staff: 50.000?
Lorsque la quarantaine de Rennais pose ses crampons à Carnac, l'économie locale décolle. Pour la Thalasso et Spa Resort, 30% du chiffre d'affaires provient de la présence des joueurs. «Au bout des dix jours de stage, le chiffre d'affaires rouge et noir équivaut à deux grosses voitures de luxe, soit presque 50.000?», indique Frank Chassing, directeur du complexe hôtelier. La venue de footballeurs n'est pas à négliger, il poursuit: «Nous les dorlotons. Tous les clubs veulent venir en même temps. Nous avons dû refuser Bordeaux, Troyes et Lorient.»
Planning d'un joueur en cure
Tous les matins le lever des joueurs s'effectue entre 6h30 et 8h30. Après un petit-déjeuner, ils quittent l'hôtel, direction: le grand air. À 8h30, le jus d'orange avalé, les chaussures de footing sont enfilées: décrassage jusqu'à midi. 12h: à table! Attention, on ne mange pas n'importe quoi. Un diététicien suit l'alimentation des joueurs. Même en été il faut se surveiller. Après manger, à la sieste. Sur les coups de 16h, on fonce à l'entraînement. Pour certains la marque de l'oreiller n'a pas eu le temps de disparaître en arrivant au stade municipal. À 18h, quand la thalasso est fermée au public, les portes se rouvrent pour le Stade. Avec leur staff et kinés persos, les joueurs reçoivent des soins jusqu'à 20h, l'heure du repas. «Ensuite ils font ce qu'ils souhaitent, indique Frank Chassing. Certains aiment se balader sur la plage. Une chose est sûre, à 22h ils sont au lit. Leur journée les fatigue bien!»
