12 février 2012
Voulant coller à l'actualité gelée du week-end, les Rennais ont, une nouvelle fois, trouvé le moyen de se faire des sueurs froides. Auteurs d'une première période totalement maîtrisée, les coéquipiers de Mangane ont sombré après l'heure de jeu. Au point de se faire de grosses frayeurs, malgré la tristesse affichée par Sochaux. Un copier-coller, en fait, du match perdu contre l'OM il y a deux semaines, avec, cette fois, un résultat positif au bout. « On a eu du mal à finir, on a connu une baisse de régime logique, avec trois matchs en une semaine. Mais, au courage, on a tenu », souffle Antonetti, qui a réclamé lui-même l'appui du public à cinq minutes de la fin quand son bloc tanguait de plus en plus. Ces trois points permettent de revenir dans les pas de Lyon, tombé à Gerland devant Caen (1-2).
« Je revis »
Avant de ressentir la fatigue des matchs à répétition, les Rennais ont donc marqué de leur emprise le frisquet début de soirée, se montrant constants au pressing. Après une première escarmouche (9e), Erding loge ainsi une tête précise dans la lucarne de Cros, suite à un décalage de Pitroipa, initié par Féret (1-0, 16e). La recrue tant désirée depuis des mois a enfin frappé ! « J'ai retrouvé le plaisir d'enchaîner les matchs. Je suis heureux, je joue, je marque ! Aujourd'hui, je revis ! » « Ce but nous fait du bien à nous comme à lui. Il apporte aussi un peu de confiance à tout le monde aussi », témoigne son entraîneur. La suite du premier acte est marqué par une reprise de Pajot se fracassant sur la barre (31e). Mais cultivant un certain caractère masochiste, le club de François Pinault, bien que dominateur, échoue encore à inscrire ce fameux deuxième but.
Le but de Privat était valable
Une récurrence qui a le don de devenir agaçante. Pitroipa (47e), Kembo (49e) et Féret (54e) tirent le rideau de la domination rouge-et-noir. Et, usant enfin de ballons par dessus la défense, Sochaux surnage. Le bloc bas rennais flotte alors dangereusement. Et, si Perquis grille un incroyable face-à-face (77e), ce n'est pas le cas de Privat, superbement servi par Martin (80e), mais l'arbitre signale un hors-jeu imaginaire. « On a été privé de notre égalisation sur une faute d'arbitrage ! Je sais qu'il est valable ! Même sur le banc, on l'a vu. C'est un peu lourd ! C'est le troisième match où cela nous arrive. Un point, pour nous, ça aurait été une bouffée d'oxygène », lance Mecha Bazdarevic dépité. Rennes ne va pas se plaindre de ce coup de pouce. Loin de là. Cela doit être mis au crédit de la « réussite », souvent accusée de manquer ses rendez-vous avec le club.
26 mai 2012 à 09h39 - 2 réaction(s)

23 mai 2012 à 17h53
20 mai 2012 à 09h43