13 février 2012
Le premier d'une ongue série. C'est, bien sûr, ce que souhaitent tous les supporters du Stade Rennais. En coupant intelligemment le centre de Pitroipa, Mevlut Erding a ouvert son compteur buts. Cantonné à un rôle subalterne cette année à Paris, le n°9 a particulièrement goûté cette réalisation. «Contre Evian (3-2 en Coupe de France), j'ai eu beaucoup d'occasions, j'ai bien travaillé sur le front de l'attaque, je me sentais bien, je me disais: «Il n'y a pas de raison que ça ne paye pas» et, voilà, c'est venu tout seul ! Je suis très content d'être ici: je joue, je marque donc je suis heureux. Je revis», savoure l'attaquant, au pied de la barre des 50 buts en L1 (il en est à 49). La recrue a fait ce qu'on lui demande: marquer des buts décisifs pour une formation souvent en panne d'efficacité. Reste désormais des détails à régler. Souvent, ses appels n'ont pas été compris.
Erding: «Surpris par la qualité»
«Il y a des mésententes, mais c'est tout à fait normal. Mais, à l'entraînement, on bosse bien. D'ailleurs, en arrivant ici, j'ai été surpris par la qualité des joueurs. Il y en a vraiment qui ont un très bel avenir et j'espère que ce sera avec Rennes», lance encore cet expert en communication positive. Au-delà du seul cas du buteur turc, le groupe d'Antonetti a, de nouveau, joué avec le feu samedi. Toujours en souffrance pour inscrire ce satané deuxième but, il s'expose aux contres et aux couacs sur coups de pied arrêtés. Les Doubistes auraient pu légitimement prétendre au nul, après avoir compris que l'axe breton souffrait des ballons en cloche et dans son dos.
Gare aux coups de pompe
Les trois matchs en une semaine ne peuvent suffire à expliquer cette peine affichée à finir les 90 minutes. Face à l'OM déjà (1-2) et à Evian TG plus récemment (3-2), de grands coups de pompe avaient été enregistrés. Antonetti reconnaît les exigences de son système, basé sur le pressing et le travail à la récupération, assurant qu'il manque juste «un petit quelque chose» pour qu'il soit pleinement mis en valeur. «On doit être efficace dans nos temps forts. Là, on a des progrès à faire», assure l'entraîneur d'un groupe qui a glané quatre points en L1 et son ticket pour les quarts de la Coupe de France dans cette semaine glaciale. Si l'exigence est toujours plus forte dans la capitale régionale, elle ne doit pas effacer que le club s'est même replacé dans la lutte au podium. Et qu'à défaut de deuxième but, des 1-0 suffisent pour avancer.

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