5 octobre 2009
Avec deux défaites de rang, le Stade Rennais se pose de nombreuses questions sur son jeu. Frédéric Antonetti dispose de quinze jours pour régler les problèmes qui se multiplient.
Avec douze points au compteur en six journées, Rennes s'est-il vu trop beau? Avant de se rendre à Bordeaux (0-1) le week-end passé, l'effectif rouge-et-noir semblait en mesure de rivaliser avec les cadors du championnat. Deux défaites 1-0 plus tard, la cohorte de Frédéric Antonetti fait moins bonne figure. Battus sans avoir à rougir en Gironde, ils ont été logiquement piégés par Auxerre samedi soir. La si séduisante équipe des premières journées a, semble-t-il, cédé la place à un bloc sans imagination. «C'est vraiment une défaillance, veut croire Romain Danzé. On n'a pas joué à notre niveau, on n'a pas reconnu notre équipe.» «On peut parler de coup d'arrêt, reconnaît Antonetti. En football, les choses ne sont jamais acquises. Tout va très vite. Il y a deux journées, nous étions sur une route où tout était ouvert. Il faudra tirer les enseignements».
L'heure de Pagis?
Durant la trêve internationale, le staff va faire en sorte de comprendre «ce coup derrière la tête», dixit Lemoine. Car Rennes n'a pas seulement déjoué: si pétillant en août, le jeu rennais s'est délité samedi. «Une prestation comme celle-là peut mettre beaucoup de choses en cause», ose Danzé. Le 4-3-3 du coach corse n'est pas au mieux depuis quelques rencontres. Leroy n'arrive pas à peser sur le jeu comme son coach le souhaite et, de fait, les attaquants ne sont pas forcément servis. Cela pourrait profiter au manieur de ballons qu'est Mickaël Pagis, troisième choix depuis l'ouverture. Antonetti a la possibilité de faire évoluer son système avec un trio offensif, accompagné d'un meneur, en 4-4-2, avec deux ailiers, un Pagis en 9 et demi... et Bangoura en pointe? En Coupe de la Ligue, les deux hommes avaient débloqué la situation dans cette configuration en fin de match. Car, si Gyan (4 buts) se démène, il semble agacer quelque peu son entraîneur.
Trois suspendus à Lille
A Lille le 17octobre, le Corse devra également jongler avec les suspensions de Mangane, Bocanegra et Lemoine. Pis! Le capitaine Hansson souffre toujours du mollet droit. Son essai à la course n'a guère été concluant cette semaine. Il effectuera un nouveau test aujourd'hui, mais ne promet rien. «Cela donnera la chance à d'autres de s'exprimer», assure néanmoins l'entraîneur. Rod Fanni pourrait, par exemple, se recentrer comme en fin de saison dernière. Rennes a quinze jours pour effacer ses doutes, mais les soucis de suspension et les départs d'une douzaine d'internationaux ne vont pas aider un retour de la sérénité.
