17 mai 2009
L'histoire du foot bégaie parfois et donne à certains chiffres une force qui traverse le temps. Ayant reçu en préambule l'ovation qu'ils méritaient, les glorieux anciens de 1979, victorieux par deux fois des Lensois à Bollaert et à l'Armoricaine sur le score de 3 à 1, ont vu cette marque reprise à son compte par l'équipe stadiste, vendredi.
La communion retrouvée avec le public
Ce beau succès pour la survie en L2 a été escorté par les mêmes applaudissements (ou presque) qui saluèrent l'assurance d'une montée trois décennies plus tôt. En quatre-vingt-dix minutes, Brest s'est complètement rabiboché avec son public soumis souvent cette saison - surtout depuis le début mars - au régime de la douche froide. Un but-gag, deux autres inscrits sur des gestes splendides ont suffi à restaurer cette communion dont les bases avaient été bien jetées par la prestation réussie à Vannes. Le souvenir des deux ou trois occasions nettes dilapidées à 1à0 a vite été enfoui sous le spectacle d'actions de qualité et d'un esprit de conquête, récompensé à nouveau avant l'heure de jeu, dont la survenance face au leader aurait paru tout à fait illusoire à la sortie du match raté à Châteauroux. Il y a seulement quinze jours... «Lens a fait un match moyen parce que les Brestois ont été bons», commente sobrement Alex Dupont. Son influence sur les deux succès amassés en huit jours par Brest a été d'agir puissamment sur les esprits et de recourir dans le jeu à des options classiques mais fortes. Comme le recours à un numéro10 axial qu'a su bien justifier François Masson, requinqué par cette nouvelle liberté offensive en soutien de Richard Socrier.
Reims recalé dès cette semaine?
Le tribunal administratif peut redonner trois points aux Brestois mercredi et renouveler définitivement leur bail en Ligue 2. Ce qui n'aurait rien d'infamant, puisqu'ils s'imposèrent tardivement mais clairement (0-1) le 17octobre au stade Auguste- Delaune. Si la décision n'était pas celle espérée, il resterait théoriquement un point à conquérir. Et le mieux serait, à l'évidence, d'aller l'obtenir à Guingamp que dans un ultime match couperet face à Nîmes. Brest abordera en tout cas à la corde le sprint des deux dernières journées. Avant lesquelles pas mal de calculs sont encore possibles pour les six équipes encore menacées. Toutefois deux d'entre elles ont a priori le programme le plus délicat: - Ajaccio (41 pts) qui peine à domicile et qui accueillera Metz en lutte très tendue pour la montée, avant de se déplacer chez un concurrent direct, Châteauroux. - Reims (38 pts) qui pourrait être recalé dès cette semaine avec un total de points ramené peut-être de 38 à 35 mercredi par la justice administrative. On ne voit pas comment l'équipe de Luis Fernandez s'en remettrait deux jours avant de se rendre à Strasbourg, autre candidat à la Ligue 1.

26 mai 2012
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