4 février 2012
Les montpelliérains remportent une victoire logique face à des brestois courageux mais trop limités offensivement pour renverser une partie qui a basculé sur un coup du sort avec le but du dos de Dernis.
Avec 24 points, le stade Brestois est toujours 11e de Ligue ce dimanche matin.
La fiche technique :
Spectateurs: 16.000 environ
Arbitre: W. Bien
But: Montpellier: Dernis (41)
Avertissements : Montpellier: Bocaly (65) ; Brest: Daf (78), Kantari (82)
Exclusion: Brest: Sissoko (90+3)
> Classements et résultats
L'article de présentation de la rencontre
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Après un épuisant voyage depuis Baca (Guinée), via Dakar et Paris, et un véritable choc thermique, Omar Daf a regagné Brest, jeudi. Eliminé de la CAN avec beaucoup de regrets, la longue liste des blessés brestois va l'obliger à replonger dans une chaude lutte de L1 dès ce soir.
Omar Daf, dans quel état physique êtes-vous? Je suis fatigué par ce long voyage, sinon ça va. J'ai joué contre la Libye dimanche, j'ai fait le décrassage lundi et je me suis entraîné mardi. Je me sens prêt à reprendre le championnat.
A la CAN, en trois rencontres, le Sénégal a connu autant de défaites sur le même score de 1-2 face à la Zambie, la Guinée et la Libye. Pour un des grands favoris de l'épreuve, la désillusion doit être vive? C'est une grosse, grosse déception. Nous avons été presque invaincus en deux ans de qualification et la première équipe à se qualifier pour la phase finale. Il y avait donc beaucoup d'espoirs et d'attente chez nos supporters. Nous avons eu un grand manque de réussite, mais les résultats sont là. Défensivement et offensivement, avec des joueurs comme Diawara, Mangane, Diakate, Faty, Sow, Papy Cissé, Niang, il y avait de quoi faire une belle CAN. Or, comme pour la France à la Coupe du monde 2002, il ne suffit pas parfois d'avoir des noms pour gagner. J'espère que cela nous rendra plus forts pour les prochaines échéances.
Comment cette élimination prématurée a-t-elle été ressentie au pays? «Il y avait du monde à nous attendre à l'aéroport de Dakar. Les gens à qui l'équipe a donné beaucoup de bonheur pendant deux ans étaient déçus, mais ils nous ont encouragés. Ils savent qu'il y a de quoi faire avec cette équipe. Ils ont compris que l'équipe manque d'expérience, puisque 80% des joueurs n'avaient jamais disputé la CAN. Lors du premier match face à Zambie, qui a les mêmes éléments depuis six ans, seulement trois de nos joueurs avaient déjà participé à une CAN.
Vous aurez 35 ans le 12février. Pensez vous prendre part à la prochaine CAN en Afrique du Sud qui a été avancée à 2013 pour ne plus coïncider avec une année de Coupe du monde? «Je fais un beau métier et le plus important est de prendre du plaisir au quotidien. C'est mon moteur. Tant que je pourrai jouer, je jouerai. La priorité pour moi reste le club. Après, représenter son pays est un honneur. J'étais titulaire à droite ou à gauche lors des quatre premiers matchs de qualification, avant ma blessure au genou au mois de mai. Sané (Bordeaux) et Mbengue (Toulouse) m'ont succédé et c'est normal, même si c'était frustrant. Je n'ai joué que le troisième match face à la Libye.
Affronter la meilleure attaque du championnat (Montpellier), ça vous inspire quoi? Qu'on va avoir du boulot en défense mais que c'est un super match à disputer. Il faut qu'on fasse tous un peu plus que durant la poule aller. Avec les joueurs recrutés au mercato, on a le potentiel pour décrocher le maintien. Quand j'étais à Sochaux, j'ai vu à la télé jouer Alexandre Alphonse en Suisse. C'est un bon joueur qui, je l'espère, va vite s'acclimater.
En dehors du foot, comment réagissez-vous à la situation très tendue que le Sénégal est en train de traverser? On voulait briller à la CAN pour donner du plaisir aux Sénégalais, pour apaiser les tensions. On espère tous que la situation va s'arranger rapidement, que les politiciens vont prendre les bonnes décisions et que les élections vont bien se dérouler. Pour que le Sénégal reste le pays de la Teranga, le pays de l'hospitalité.
26 mai 2012 à 22h59