7 janvier 2011
Issy-les-Moulineaux, commune du sud-ouest parisien, était surtout connu en tant que siège du journal l'Equipe. Aujourd'hui, le quotidien sportif a déménagé et c'est son club de foot, qui fait parler de la cité. Avec Brest sur ces 32es, le Petit Poucet d'Ile-de-France a tiré le gros lot.
Laval, Amiens...
Le pensionnaire de DH, premier de son groupe, est mené par un jeune entraîneur de 35 ans, titulaire du DEF et originaire du Val de Marne. En tant que milieu défensif, Antonio Tavares a évolué avec Créteil-Lusitanos, en Ligue 2. C'était il y a six ans. A l'époque, en 2004, Alex Dupont dirige le Stade Lavallois, où son staff suit de près Tavares. «J'étais en fin de contrat à Créteil. José Ferrera m'avait téléphoné, en soulignant que Dupont me voulait. C'est une petite anecdote. La deuxième, c'est qu'après une période de chômage, je jouais à Ivry, en CFA2. En Coupe de France, on avait joué Amiens, coaché... par Dupont! On avait perdu 4-1.» Souvenirs, souvenirs pour Antonio, qui mettra un terme à sa carrière, à l'âge de 30 ans. «J'ai fini en Belgique, en L2, à Ronse. J'avais des soucis au dos.» Et très vite, l'idée de poursuivre dans le milieu, l'a orienté vers le métier d'entraîneur.
Issy en CFA2?
Hier, sous la pluie et dans le vent, avant le déjeuner, Antonio a salué Alex. «Je m'attendais à rencontrer ce genre d'homme. On a eu des échanges de coachs et c'était vraiment intéressant. Se dégage de lui un côté très humain. C'est un vrai personnage, un homme entier. C'est pour cela qu'il dure autant dans ce milieu, tout en étant performant dans la longévité.» Bel hommage du jeune apprenti au maître, qui a aussi évoqué avec son homologue brestois, une éventuelle montée de Issy en CFA2. «Alex m'a dit, une accession ne se programme pas, les ambitions, si. Je suis arrivé au club en 2007 et depuis, nous avons grandi. On est passé de 600 à 800 licenciés, de un à neuf salariés. Il y a une structuration, une évolution constante. On est premier mais il faudra être régulier, sur la deuxième partie de saison.» Petit, Antonio avait poussé ses premiers ballons à Ablon-sur-Seine. Diriger l'a toujours passionné, autant que jouer: «J'ai toujours entraîné des gamins, bénévolement. C'était du plaisir. Je dois attendre encore un peu, avant de passer un DEPF. C'est mon objectif. Mais si c'est pour être un fonctionnaire du foot, cela ne me branche pas. J'ambitionne quand même le haut niveau, d'aller au bout de mes limites». Et depuis le début de saison, Antonio Tavares ne perd pas et ne se rase plus: «Mais dimanche, je vais prévoir un rasoir. On ne sait jamais!». Reste que le club de DH est à prendre au sérieux, malgré les cinq divisions d'écart. Avec autant de différence, le dernier exploit en 32e de finale remonte à 1986: Evry (DHR), avait éliminé le Toulon (D1) des Ginola, Casoni, Emon et Onnis, 1 à 0. A méditer pour Brest, surtout que l'entraîneur d'Issy a eu vent de ce lointain exploit.

26 mai 2012
24 mai 2012 à 07h09 - 4 réaction(s)
23 mai 2012 à 07h20 - 3 réaction(s)