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Stade Brestois

Brest: six matchs sans défaite

25 octobre 2009

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Avant de se rendre à Angers dès mardi et de recevoir Caen vendredi, le Stade Brestois a préservé sa dynamique et n'a pas fait une si mauvaise affaire en concédant le nul face à Strasbourg. Et ce pour plusieurs raisons.

1. Strasbourg était costaud et aurait pu gagner en fin de match. «Ils n'ont rien à foutre là (ndlr: toujours 19e) et ne méritaient sûrement pas de perdre», dit Dupont. Car il ne faut pas oublier que les Alsaciens, s'ils n'ont quasiment jamais inquiété Elana avant la pause, ont eu plusieurs balles de 1-2 dans les dix dernières minutes. «Quand j'ai vu qu'ils restaient à quatre devant après notre égalisation, je me suis dit: ce n'est pas possible», avoue même Dupont. 2. Les conditions ont compliqué les choses. «On a eu du mal à donner du rythme, confirme le coach. On a manqué de percussion sur les côtés, surtout en première mi-temps et la transmission milieux-attaquants n'a pas été bonne. Il faut tout de même dire que les conditions n'ont pas facilité notre jeu au sol». Il est indéniable que la pluie et le vent, que Janin disait «avoir retrouvé avec plaisir», ont plutôt favorisé les desseins strasbourgeois. 3. Brest n'a pas réussi à maîtriser le match. «Notre jeu a manqué de liant», résume Dupont. Il faut dire que certains éléments étaient à court de rythme (Socrier, Ferradj), que Bigné a cruellement manqué, laissant Ewolo un peu seul à la récupération du ballon - un domaine où Brest a été déficient -, et que les dribbles de Lesoimier et les coups-francs de Grougi n'ont pas été dangereux, cette fois. «On n'a pas réussi à développer notre foot comme d'habitude», reconnaît Ewolo. 4. Brest était mené au score. «Ça n'a pas dû nous arriver souvent d'être mené», s'interrogeait Dupont. Avant ce match, Brest n'avait en effet été mené que trois fois au score: auHavre (défaite, 1-0) et à Arles (où Brest s'était incliné 3-2 après être revenu deux fois au score). C'est donc la première fois que le Stade Brestois égalise sans perdre le match derrière. «Les gars sont revenus dans le match avec les tripes et je les félicite pour ça», conclut l'entraîneur brestois. 5. Brest garde sa dynamique. Sixième à deux points du troisième (LeHavre) et six points devant le 18e (Clermont) avant le match, le Stade Brestois est ce matin 5e, à trois points du troisième (Arles-Avignon) et toujours six points devant le 18e (Istres). On le voit bien, la marge est étroite et ne pas avoir perdu contre Strasbourg a un double intérêt pour Brest. Sur le plan comptable, il permet au club de rester calé en haut de tableau. Sur le plan psychologique, il lui permet de rester sur une période de six matchs sans défaite. Quand on ne peut pas gagner, c'est déjà bien de savoir ne pas perdre.

  • Eric Daniellou
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