Ligue 2/ Troyes - Guingamp, demain (14 h 30). La politique oubliée des petits points
Pas sûr que ce Troyes-Guingamp ait lieu. Ce qui est sûr, en revanche, c'est que les Costarmoricains doivent réagir. Gagner, si possible. Ou bien grappiller des nuls, c'est-à-dire éviter la défaite quand c'est nécessaire, comme lors de leurs dernières sorties à Istres et contre Reims.
«Quand on ne peut pas gagner un match, il faut savoir ne pas le perdre.» La phrase, reprise par Arsène Wenger et beaucoup d'autres entraîneurs, est aujourd'hui à la mode guingampaise. À Istres (1-2), et encore samedi face à Reims (2-3), les protégés de Jocelyn Gourvennec auraient pu ramener, au moins, un point de chacune de leurs sorties. Or, avec deux petites unités supplémentaires, ils seraient toujours au pied du podium. Peut-être même seraient-ils encore habités par la force mentale qui les portait lors de la fin d'année 2011. «Arracher des nuls, c'est une question de mentalité, un point c'est un point», martèle le coach.
Un seul nul depuis le 30septembre
Depuis le début de la saison, les Guingampais ont rarement eu à trancher entre victoire et défaite. Après vingt-deux journées, on ne leur compte que quatre matchs nuls, dont un lors du match aller contre Troyes (0-0). Seuls Clermont (2e), Nantes (6e), Châteauroux (8e) et Metz (13e) en ont fait «autant». Comme si ces cinq équipes, obnubilées par le blanc et rebutées par le noir, dédaignaient systématiquement le gris. À Guingamp, la mode s'est accélérée après le 30septembre, dans la foulée de la déception subie à Amiens (0-0). Dès lors, il n'y a qu'avec les Bastiais (1-1, le 25novembre) que le partage fut accepté. On connaît la suite: 2 victoires, 5 défaites, 0 nul et, plusieurs fois, la sensation que le point glané ici ou là aurait offert de petits bonheurs. «À l'extérieur, notamment, cela nous aurait faits du bien», dit ainsi Thibault Giresse, excluant seulement le «non-match» d'Istres.
Attention à l'attention
À Reims, à Amiens, à Tours ou auMans, la défaite eut un fort goût de rien. Au Roudourou, contre Metz (0-1, le 12août), Sedan, et samedi face à Reims, ce zéro pointé eut l'odeur de la défaite rageante et frustrante. «On a une équipe jeune et joueuse mais, à un moment donné, il faut savoir fermer la porte», détaille François Bellugou. Bien sûr, le défenseur qu'il est n'a pas aimé les deux buts encaissés sur corners contre Reims, le nouveau leader de la Ligue 2. «Les coups de pied arrêtés sont une question d'attention. À l'arrivée, ça nous coûte très cher!» Et Christophe Madanne, tout attaquant qu'il est, d'en appeler à une attitude pragmatique à défaut d'être follement chic. «Pour sortir les ballons de notre zone (défensive), il faut être comme des chiens!» Dans le jeu, sa nouvelle équipe séduit, ce fut encore le cas samedi, mais elle subit en ce moment son manque de réalisme offensif et défensif. «On n'a rien à envier à Reims, sauf leurs points», résume-t-il.
Apprendre à ne pas perdre
La prise de conscience est aujourd'hui réelle. «Il va falloir mettre plus d'impact dans toutes les phases défensives», sait déjà Thibault Giresse. «La compétition, c'est aussi une question d'engagement et de mentalité», redit Jocelyn Gourvennec. Après 27 matchs, championnat et coupes confondus, l'inexpérience des jeunes Guingampais n'est plus une excuse. Il y a deux ans, sous l'ère Zvunka, En Avant était le triste champion des matchs nuls (16 en 38 journées), ce qui lui avait valu de chuter en National. Maintenant qu'EAG a réappris à gagner, et même à joliment jouer, «ne pas perdre» saurait (parfois) le contenter. Ce sera le premier objectif à Troyes. Si le match se joue, bien entendu.
Un délégué attendu ce matin au stade de l'Aube
Hier, quatre matchs étaient déjà passés à la trappe: Reims-Laval, Metz-LeMans, Clermont - Arles-Avignon et Boulogne-Lens. Bien sûr, aucune des six autres rencontres de cette 23e journée de Ligue2 n'est à l'abri d'un possible report. À commencer par celle qui concerne les Guingampais, demain après-midi à Troyes.
Report aujourd'hui ou réponse demain
Ce matin, dès 11h, un délégué de la Ligue nationale de football professionnel est attendu au stade de l'Aube pour inspecter la pelouse, recouverte d'une bâche et chauffée en journée (mais pas la nuit!) par trois souffleries depuis lundi. Deux cas de figure: ou bien il décide, de son propre chef (comme ce fut déjà le cas à Arles-Avignon pour cause de pluies torrentielles), de reporter la rencontre. Ou bien il laisse le soin à l'arbitre, M.Husset, d'en décider demain, deux heures avant le coup d'envoi supposé. «J'espère que tout le monde fera preuve de bon sens, veut seulement croire Jocelyn Gourvennec. On m'a dit que le terrain était en béton et glissant. Si c'est le cas, je ne vois pas l'intérêt de jouer. En tout cas, ça m'embêterait de partir demain (aujourd'hui) et de ne pas jouer, autant pour le coût du déplacement que cela représente que pour la programmation de mes entraînements.»
Chute attendue des températures
Hier, sur les coups de 14h30, c'est-à-dire à l'heure prévue du match, les dirigeants troyens sont allés inspecter leur rectangle vert. La température extérieure était de zéro degré mais une chute du thermomètre est attendue la nuit prochaine. «La pelouse était dure en quelques endroits mais dans l'ensemble assez souple», expliquaient les intéressés. Jean-Marc Furlan, on le sait, aimerait que la rencontre ait lieu, afin de s'éviter un match en semaine. «Pour l'instant, c'est du 50/50», disaient hier nos confrères de l'Est Éclair quand les dirigeants troyens voulaient croire en un «60/40» en faveur de la tenue du match. «Je pense que ça va jouer», pronostiquait même Jean-Marc Furlan. Réponse ou début de réponse ce midi. .
Un délégué attendu ce matin au stade de l'Aube
Hier, quatres matchs étaient déjà passés à la trappe: Reims - Laval, Metz-LeMans, Clermont - Arles-Avignon et Boulogne-Lens. Bien sûr, aucune des six autres rencontres de cette 23e journée de Ligue2 n'est à l'abri d'un possible report. À commencer par celle qui concerne les Guingampais, demain après-midi à Troyes.
Report aujourd'hui ou réponse demain
Ce matin, dès 11h, un délégué de la Ligue nationale de football professionnel est attendu au stade de l'Aube pour inspecter la pelouse, recouverte d'une bâche et chauffée en journée (mais pas la nuit!) par trois souffleries depuis lundi. Deux cas de figure: ou bien il décide, de son propre chef (comme ce fut déjà le cas à Arles-Avignon pour cause de pluies torrentielles), de reporter la rencontre. Ou bien il laisse le soin à l'arbitre, M.Husset, d'en décider demain, deux heures avant le coup d'envoi supposé. «J'espère que tout le monde fera preuve de bon sens, veut seulement croire Jocelyn Gourvennec. On m'a dit que le terrain était en béton et glissant. Si c'est le cas, je ne vois pas l'intérêt de jouer. En tout cas, ça m'embêterait de partir demain (aujourd'hui) et de ne pas jouer, autant pour le coût du déplacement que cela représente que pour la programmation de mes entraînements.»
Chute attendue des températures
Hier, sur les coups de 14h30, c'est-à-dire à l'heure prévue du match, les dirigeants troyens sont allés inspecter leur rectangle vert. La température extérieure était de zéro degré mais une chute du thermomètre est attendue la nuit prochaine. «La pelouse était dure en quelques endroits mais dans l'ensemble assez souple», expliquaient les intéressés. Jean-Marc Furlan, on le sait, aimerait que la rencontre ait lieu, afin de s'éviter un match en semaine. «Pour l'instant, c'est du 50/50», disaient hier nos confrères de l'Est Éclair quand les dirigeants troyens voulaient croire en un «60/40» en faveur de la tenue du match. «Je pense que ça va jouer», pronostiquait même Jean-Marc Furlan. Réponse ou début de réponse ce midi. .
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