14 août 2009
En misant sur Jean-Claude Darcheville malgré ses 34 ans, les dirigeants du FC Nantes espèrent avoir trouvé l'attaquant de profondeur qui leur manquait. Mais surtout le leader de vestiaire qui leur faisait défaut depuis la reprise de la saison.
Ceux qui l'ont connu à Lorient n'auront aucun mal à le reconnaître. Depuis son départ du Moustoir pour Bordeaux en 2002, Jean-Claude Darcheville, dit «Darche», n'a pas changé. Et il ne changera sans doute jamais. «A Lorient, ça rigolait et ça chambrait, mais le jour du match, on savait faire la part des choses. J'aime toujours autant m'amuser aujourd'hui, mais j'ai la tête sur les épaules, vous verrez», lançait-il en fin de semaine dernière à son arrivée à la Jonelière.
«L'arrivée de Jean-Claude nous a redonné le sourire»
Ce jour-là, celui qui a donné un coup de fouet au groupe valenciennois en janvier est apparu à l'image du souvenir qu'on avait gardé de lui, tout en XXL: les bagues et la chaîne en or, le sourire rayonnant et la bonne humeur communicative. «L'arrivée de Jean-Claude nous a redonné le sourire, souligne déjà Gernot Rohr, l'entraîneur des Canaris. C'est un joueur capable de fédérer un groupe avec son discours positif. Partout où il est passé, il a tenu ce rôle de leader. J'espère que ses coéquipiers vont suivre son enthousiasme...» A le voir discuter aussi bien avec le jeune Stefan Babovic qu'avec l'ancien Harlington Shereni à l'issue de son premier entraînement samedi, on se disait déjà que son intégration serait une formalité. D'autant que «Darche» a passé deux années à Rennes avec Tony Heurtebis (ils ont débuté en pro le même jour) et qu'il a connu Jérôme Alonzo, autre bon vivant du FC Nantes, en dehors des terrains.
«Je suis un amoureux du foot»
Malgré son manque de condition physique, Jean-Claude Darcheville devrait jouer son premier match avec Nantes, ce soir à la Beaujoire contre Clermont. Huit ans après avoir disputé ses derniers matchs de Ligue 2, avec Lorient. «Mais c'est une division qui a beaucoup changé, dit-il. Je peux vous le dire: je suis un amoureux du foot, je regarde tous les matchs, même ceux du lundi.» S'avouant «heureux d'accueillir un joueur que l'on ne présente plus», Claude Robin, directeur général délégué du FC Nantes, mettait en avant la semaine dernière «l'effort financier énorme réalisé par Jean-Claude». A ce sujet, lui-même préfère en rigoler. «Vous savez, si j'avais pensé à l'argent, je ne serais pas là, mais à Dubaï. Nantes, ça s'est présenté comme ça. J'aime bien sentir les choses et pendant toute ma carrière, j'ai toujours aimé relevé des défis.»
«Moi tout seul...»
C'est un contrat d'une année avec une seconde supplémentaire en cas de remontée que l'intéressé a signé peu avant le déplacement à Caen. «J'ai le même discours que j'avais à Valenciennes en début d'année, insiste Darcheville. Je me vois bien jouer encore deux ans, et je sais ce qu'il me reste à faire pour que ce soit à Nantes. Mais attention, un leader doit commencer par être bon sur le terrain. Moi tout seul, je ne pourrai pas faire remonter le club. Il faudra que j'entraîne quelques autres joueurs avec moi...»
Concarneau - Nantes, J-4 Le parallèle Vertou
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