14 novembre 2009
Ils ne sont pas nombreux les Concarnois à avoir joué auFCNantes. «Je n'en vois qu'un», souligne même Bernard Blanchet, ancien buteur de la maison jaune. «André Hamon». Certes, le Concarnois n'a pas fait la carrière du Croisicais d'adoption. Il fait toutefois partie de l'équipe championne de France en 1972-1973. Pas banal.
Un télégramme signé Budzinski
André Hamon a commencé le football sur le tard. «À l'âge de 12 ans, à l'US Concarnoise avec Jacky Debeleix». Mais c'est avec Marcel Le Borgne que le Concarnois va gravir les étapes jusqu'à devenir cet «indiscutable titulaire de l'aile gauche à Concarneau», comme le souligne la presse de l'époque. Une équipe concarnoise qui évolue alors en D3, comme Nantes. Et c'est du côté de l'Erdre que le Thonier va briller. «J'ai été remarqué... Un jour je reçois un appel chez mes parents pour me demander si je peux faire un stage... Arribas me demande si je veux devenir professionnel». Pour le jeune homme quin'en avait même pas caressé l'idée, le rêve se concrétise sous la forme d'un télégramme signé Budzinski. «Il m'a proposé de devenir stagiaire». Après deux saisons à Nantes, la carrière professionnelle d'André Hamon va se poursuivre en division 2, à Dunkerque puis Angoulême. Le Concarnois retrouve ensuite la D3 avec Quimper avant d'entraîner l'Hermine, de faire son retour comme joueur à l'USC tout en faisant un détour par l'AS Scaéroise.
À Saupin devant 26.000 personnes
De son passage à Nantes, André Hamon garde «de très bons souvenirs». «J'ai vécu une belle époque à Nantes», équipe dont le jeu émerveillait les amoureux du ballon rond. Titulaire en D3 sous l'ère Coco Suaudeau, il l'est également à Ajaccio en 1972. Son premier match avec l'effectif pro aux côtés des Bertrand-Demanes, Henri Michel, Bernard Blanchet ou Angel Marcos. Mais c'est contre Nice, devant 26.000 personnes qu'il fait ses débuts à Saupin, le stade de Nantes. «J'étais un peu contracté. Mon père était venu voir le match... Je pensais n'avoir pas fait un bon match mais la presse le lendemain parlait des bons débuts d'André Hamon». Il sera encore du match contre le Lyon de Domenech avant de marquer son premier but à Saupin contre Strasbourg. Un match où il doit aussi sortir sur blessure... Le reste de sa saison s'en ressentira. «J'ai failli faire la finale (de 1973) de la Coupe de France contre Lyon mais c'est Raynald Denoueix qui a été retenu à ma place». En 1973 toujours, André Hamon est aligné en seizièmes de finale de la Coupe des champions contre Vejle. Mais son titre de gloire c'est ce titre de champion de France. Le 22novembre, André Hamon sera dans les tribunes de Kerampéru, histoire de croiser quelques anciens de la maison jaune. Qu'il voit d'ailleurs s'imposer 1 à 0. Mais regrette que l'équipe ait perdu ce jeu à la Nantaise, ce style Canari dont il a porté les couleurs.
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