19 octobre 2009
Net vainqueur d'une formation niçoise très souvent dépassée, le FC Lorient a confirmé, hier, ses excellentes dispositions actuelles. Et accroché le bon wagon au classement.
L'incroyable aurait pu se produire au coeur de cet après-midi quasi estivale, dans un Moustoir qui a donné de la voix comme rarement derrière son équipe. Le temps pour Loïc Rémy de réduire le score sur un superbe coup-franc et les Niçois se sont offert quasiment dix minutes d'espoir.
Il a fallu un nouveau rush de Gameiro pour permettre à Diarra de sceller enfin une victoire qui tendait les bras aux Lorientais depuis le coup d'envoi, avant que Gameiro n'enfonce le dernier clou de la soirée.
Domination insolente
Le miracle azuréen n'a pas eu lieu et ce n'est évidemment que justice. Treize tirs à un, huit corners à zéro: les statistiques à la pause ont traduit complètement l'énorme domination locale au long d'une première période entamée pied au plancher.
Depuis son retour en Ligue 1 il y a un peu plus de trois ans, jamais peut-être la formation de Christian Gourcuff n'avait autant maîtrisé son sujet et dominé les débats avec tant d'aisance, face à un adversaire il est vrai vite submergé et plutôt complaisant.
Variant les angles d'attaques, alternant les constructions posées et les séquences plus directes, Gameiro et consorts ont longtemps donné le tournis à une défense aux abois, oubliant simplement de traduire au tableau d'affichage une supériorité manifeste.
Il a fallu une inspiration de Vahirua et une frappe lourde de Mvuemba pour que ces efforts constants et intelligents soient enfin récompensés. Et une belle bourde d'Ospina à la reprise pour penser que c'était plié. Les dix minutes de flottement qui s'en suivirent montrent encore tout le travail qu'il reste à accomplir pour que cette équipe encore perfectible puisse prétendre à jouer les premiers rôles en Ligue 1.
Avec les meilleurs
Un cador du championnat n'aurait jamais tremblé de la sorte en menant deux buts à zéro. Il n'aurait peut-être pas trouvé non plus les ressources pour en rajouter deux autres ensuite. Car c'est la force de cette formation de Lorient qui semble pouvoir marquer à tout moment.
Comme un Gameiro monté sur piles, à l'origine des trois premiers buts et à la conclusion du dernier, tout en ayant «croqué» quelques opportunités. Comme un Vahirua retrouvé qui n'est certainement pas bien loin d'être actuellement le plus fin technicien de Ligue 1.
Avec cette victoire, le club morbihannais n'a pas gagné la moindre place au classement. Sixième, fermant tranquillement la marche d'un peloton de tête bien compact qui s'est clairement dégagé, les Lorientais vont même pouvoir s'offrir le luxe de vivre cachés une semaine supplémentaire. A eux d'en profiter car, à ce rythme-là, cele ne devrait pas durer.
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