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FC Lorient

Ligue 1. Sochaux - Lorient, ce soir (19h) Les recettes de Ducasse

24 octobre 2009

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Dans son style sobre mais généreux, le milieu de terrain prêté par Bordeaux s'est imposé très vite dans l'entrejeu lorientais. Pierre Ducasse explique les secrets d'une intégration express.

LA PATIENCE. «On me disait tout le temps: tu vas rester jusqu'à quand à Bordeaux? Je suis resté quatre ans dans un groupe pro qui jouait le titre. C'est essentiel pour avoir les bases. Avec Ricardo, j'avais appris pas mal de choses. J'avais envie de jouer, mais encore des choses à peaufiner. A Bordeaux, je pouvais le faire sereinement. J'ai vécu quatre saisons avec des personnalités différentes, comme Ricardo et Blanc. Cela a été bénéfique pour ma post-formation.»
L'intuition. «Lorient, c'était pour moi une chance d'avoir du temps de jeu dans une équipe qui joue bien au foot, de pouvoir mettre en pratique tout ce que j'avais appris. Sincèrement, j'étais très optimiste sur la destination. Ce sont un peu les mêmes directives qu'à Bordeaux. On produit du jeu. Après, de l'extérieur, on peut penser que c'est facile quand on fait une première demi-heure comme contre Nice. Mais on ne peut pas le faire si l'on n'a pas une solide assise défensive. Ici, tout est carré tactiquement.»
Le plaisir. «On prend plaisir à jouer comme ça. L'objectif premier reste le maintien, mais si on peut faire ça sans pression... Quand il y a des résultats, l'ambiance est moins tendue, cela permet de tenter des choses. Et puis, être soutenu comme on l'a été sur les derniers matchs, cela ne peut être que bénéfique. Nos performances jouent aussi, c'est certain. C'est à nous de donner envie aux gens de venir au stade.»
La confiance. «Quand on accumule les matchs, on prend confiance en soi, on réalise que l'on est capable de faire ce que l'on a appris, on tente des choses. La confiance fait partie intégrante de la performance. Et quand on arrive à faire les trente premières minutes de Nice, ça nous rapproche forcément les uns des autres.»
La discipline. «On est là pour répondre aux exigences du coach. Il n'y a pas de place au hasard. Le coach est là pour nous apprendre, nous perfectionner. A nous de la suivre. C'est un fin tacticien, ceux qui suivent le foot savent à peu près à quoi s'attendre. S'il ressemble à son fils? Je ne peux pas le dire. Yoann, c'était un partenaire et mon pote à l'extérieur. Mais entre nous, on ne parlait jamais de football.»
L'adaptation. «Je ne connaissais pas du tout la région. J'étais juste venu en stage avec Bordeaux, une fois à Port-Crouesty, et une autre fois à Dinard. Le cadre de vie est agréable. A Bordeaux, en ville, j'étais également tranquille, parce que je ne jouais pas beaucoup. Mais comme je suis Bordelais de naissance, j'étais plutôt vu en fait comme un habitant de Bordeaux que comme un joueur des Girondins.»
La sérénité. «Forcément, il y aura des périodes où l'on sera moins bien. Il faudra les gérer avec sérénité, ne pas se mettre à douter. Mais ce qu'on a fait, on ne pourra pas nous l'enlever. Il ne faut cependant surtout pas croire que c'est acquis. On doit continuer à travailler sur cette dynamique pour chasser toute baisse de régime et consolider notre progression.»
La lucidité. «On est encore loin des grosses écuries du championnat, tout en étant conscient de nos capacités. C'est encore tout neuf, il faut rester vigilant. Mais on a encore les moyens de progresser, beaucoup de choses à peaufiner pour éviter les faux pas. Quand on mène 2-0, il faut que l'on arrive à faire tourner le chrono, à garder le ballon. On doit apprendre à maîtriser nos temps faibles. A Lyon, on est ressorti frustré (ndlr: défaite 1-0), mais on a vu qu'on était capable de rivaliser. Il n'y a pas de raison qu'on n'y arrive pas.»

  • Propos recueillis par Laurent Aquilo

Lorient veut continuer à surfer sur la vague

Il a plu cette semaine? Tout juste si les Lorientais s'en sont rendu compte aux entraînements! Ce mauvais temps n'a rien changé à leur bonne humeur. Et tout le monde bosse. «Pourvu que ça dure!», sourit Christian Gourcuff qui se réjouit de voir tout son monde adhérer au jeu collectif qu'il veut mettre en place. «Après, il y a la réalisation. Cela passe par le travail à l'entraînement mais aussi par la volonté de chacun.» Et sur ces deux points, il a de bonnes garanties. La prestation de son équipe contre les Niçois lui en a apporté d'autres. Maintenant, le technicien lorientais aimerait que son équipe tienne 90 minutes et ne se mette pas en danger comme ce fut le cas pendant 10 minutes contre les Azuréens. «C'est incroyable d'être à 2-1 après avoir montré une telle maîtrise pendant 45 minutes. C'est quelque part une faiblesse. Il faut donc encore progresser dans la maîtrise.» Aucune surprise quant au onze de départ de ce soir. On ne change pas une équipe qui gagne! Reste à poursuivre sur cette bonne dynamique face à un adversaire revigoré après son succès à Lyon (0-2). «C'est une équipe qui a des qualités», observe Christian Gourcuff qui a de l'estime pour le travail de Francis Gillot. «Elle peut s'épanouir et je ne suis pas étonné qu'elle soit capable de faire le style de match comme à Lyon.» Évidemment, pour l'entraîneur doubiste, cette victoire à Gerland est une référence et il espère que ses troupes se souviendront de ce qui a marché pour recommencer. «Ne surtout pas s'endormir», a t-il rappelé à son groupe. A Lorient, on pourrait être tenté de dire «Ne pas se relâcher» mais l'appétit vient en mangeant et les Lorientais semblent avoir très faim. Malgré ce succès qui a boosté son groupe, Francis Gillot se méfie beaucoup de Lorient. «Déjà, sur le plan historique, nous n'avons jamais gagné contre Lorient chez nous (ndlr: 6 matchs nuls, 4 victoires de Lorient). En plus, Lorient est au top de sa forme, est bien classé et détient un pouvoir offensif avec Gameiro et Vahirua.Peut-être queLorient est plus fort que Lyon en ce moment», a t-il insisté auprès de ses joueurs qui ont toutefois contenu leur joie la semaine passée à Gerland, en pensant à leur partenaire, Charlie Davies, gravement blessé à la suite d'un accident de la route. Francis Gillot espère bien que ses joueurs afficheront le même état d'esprit qu'à Lyon et qu'ils sauront aussi bien défendre car c'est dans ce secteur que Sochaux est fragile. Et quand on a en face des Gameiro et Vahirua en pleine possession de leurs moyens, ça peut faire mal. Nice peut en témoigner.
  • Anne Paulou

SOCHAUX : Richert (cap) - J. Faty, Perquis, Bréchet, Dramé - Martin, Gavanon, Nogueira, Mikari - Maurice-Belay, Sverkos. Remplaçants : Dreyer, Djokic, Josse, Duplus, Boudebouz, Butin, Privat. Entraîneur : F. Gillot. LORIENT : Audard - Sosa, Marchal (cap), Koscielny, Le Lan - Amalfitano, Ducasse, Mvuemba, Diarra - Vahirua, Gameiro. Remplaçants : Cappone, Baca, Genton, Mansouri, Monterrubio, Peñalba, Fanchone. Entraîneur : C. Gourcuff.
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«Sincèrement, j'étais très optimiste sur la destination»

  • Pierre Ducasse milieu de terrain de Lorient

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