22 février 2012
Ils ne sont pas forcément largués, au moins sur le plan du jeu. Depuis la rouste inaugurale reçue à Montpellier début décembre, les Lorientais ont aligné sept autres matchs de Ligue 1 sans connaître le succès. Une série qui, derrière des circonstances fluctuantes, dégage une étonnante régularité. Ils se sont inclinés, en effet, sur la plus petite des marges contre les cadors du championnat (Lyon, Marseille, Lille) et ont dû concéder le nul face à des adversaires a priori nettement plus à leur portée. Mais aujourd'hui, Lorient paie le prix fort, en termes de points et de confiance envolés, d'une anémie offensive qui a propulsé le club morbihannais au rang de plus deuxième mauvaise attaque du championnat, juste devancée dans ce classement particulier par son homologue brestoise. Un véritable constat de carence pour une équipe qui joue avec les cadors en matière de possession de balle et de volonté de construction. Mais qui se fragilise évidemment du fait de son inefficacité.
Mobilisation
Du coup, la situation, qui était jusque-là bien tranquille, commence à prendre une tournure un peu plus scabreuse. «Ça peut très vite devenir compliqué», admet un Lamine Gassama qui n'a pas encore goûté au succès sous ses nouvelles couleurs. «Toutes les équipes situées derrière nous commencent à nous rattraper», renchérit un Alaixys Romao qui appelle à une remobilisation des troupes. «Il va falloir faire beaucoup plus d'efforts pour gagner les matchs.» Modifier l'état d'esprit sans renier les principes qui font la force de l'équipe: telle est la quadrature du cercle proposée aujourd'hui à une équipe qui avance sans grande certitude quant à ses lendemains. Et qui se voit proposer un drôle de défi en ce milieu de semaine, lors d'un match en retard qui pourrait lui permettre de respirer un bon coup en cas de succès. Une perspective dont on n'est pas bien sûre qu'elle colle aujourd'hui à la réalité.
Différenciation
Car si Geoffroy-Guichard a fait figure, ces dernières saisons, de terrain de jeu préféré des Lorientais, qui y restent sur trois succès consécutifs, dont l'ampleur n'a même pas toujours été en rapport avec l'aisance affichée sur le pré, le rapport des forces semble avoir désormais bien évolué. La différence est notable côté lorientais, où le potentiel offensif est bien moindre qu'auparavant. Elle l'est peut-être encore plus chez des Stéphanois qui semblent en avoir désormais fini avec les errements d'un récent passé. Sur la base d'une défense rigoureuse et d'un entrejeu travailleur, Christophe Galtier a emmené son équipe, dans la foulée de deux succès convaincants à Toulouse et face à Rennes, aux portes du podium de L1. Un renouveau inattendu qu'un succès ce mercredi ne ferait que conforter, à moins que les Lorientais ne trouvent cette fois les ressources pour endiguer cette vague verte et mettre enfin un terme à cette série de huit matchs sans succès. Histoire de souffler.

26 mai 2012

23 mai 2012 à 17h53