18 février 2012
Lamine Gassama, ce n'est pas trop dur de quitter son club en janvier pour intégrer une nouvelle équipe?
«J'avais réellement besoin de partir de Lyon où je ne jouais pas du tout. Lorient me plaisait auparavant et l'intégration m'a été facilitée par mes partenaires qui sont venus vers moi. Ça m'a aidé à m'exprimer, moi qui suis assez timide. Je connaissais Arnold (Mvuemba) car nous avons un ami en commun, Jimmy Briand.»
Qu'est-ce qui change de Lyon?
«L'environnement, les installations aussi mais c'est un détail pour moi. Même si le budget n'est pas le même à Lorient, on travaille très bien et dans de bonnes conditions. Le contraste, je le vois surtout au niveau du public présent aux entraînements et par rapport aux médias.»
Que se passait-il?
«Le public est plus nombreux et se plaignait parfois. Dès qu'on perdait deux matchs, les médias avaient tendance à parler de crise. On essayait de les éviter car ils essayaient de nous piéger alors qu'à Lorient, ça ne joue pas sur les mots. Ici, on peut travailler dans le calme, sans cette pression inutile que j'ai connue à Lyon. Ici, on parle plus facilement que dans d'autres clubs, ça change totalement!»
Vous attendiez-vous à être titulaire dès votre arrivée?
«Je ne m'y attendais pas mais j'ai pensé que cela pouvait être l'occasion avec la coupe de la Ligue.»
Cela n'a pas dû être évident de jouer contre le club que vous aviez quitté quelques jours plus tôt?
«Ce n'est pas rien en effet! J'ai fait abstraction de tout et j'ai voulu jouer sans complexe.»
Quand on est à cours de compétition, ce doit être difficile de s'affirmer très vite?
«Je n'ai pas pu finir le match contre Lyon à cause de ça mais, déjà à Auxerre, je me suis bien senti physiquement et je monte progressivement en puissance.»
Quels sont les progrès que vous devez faire pour vous imposer?
«Je dois progresser tactiquement et c'est forcément un plus d'avoir un entraîneur qui mise sur cet aspect. Je dois aussi être plus vigilant, anticiper plutôt que réagir, ne pas être spectateur.»
Votre arrivée a fait glisser des joueurs sur le banc, comment le vivez-vous?
«La concurrence, c'est le monde du football. Je l'ai vécue quand Dabo est arrivé à Lyon et je n'étais pas au courant. Il ne faut pas lâcher pour avoir une chance et je sais que je dois prouver à Lorient.»

26 mai 2012

23 mai 2012 à 17h53