4 février 2012
La température extérieure était de -6° au coup d'envoi avec du vent. La partie de la pelouse située du côté nord, abritée du soleil par la tribune, était totalement gelée et ne permettait pas aux joueurs d'avoir leurs appuis. L'arbitre a expliqué sur Foot+, qui retransmettait la rencontre, qu'il avait voulu essayer de faire jouer le match.
L'arrêt de la partie a provoqué la colère des 12.000 spectateurs environ qui s'étaient déplacés et qui ont lancé des slogans à l'encontre de la Ligue de football professionnel.
Vendredi, la LFP avait avancé le coup d'envoi de 19H à 15H pour donner une chance au match de se disputer.
> L'article de présentation de la rencontre :
Pour éviter la glissade au classement, les Lorientais devront se faire violence dans l'ambiance polaire de Geoffroy-Guichard, cet après-midi. Ça tombe bien, leur coach est remonté.
Ils ne s'en sont pas encore tout à fait remis, ni réussi à évacuer l'idée lancinante de s'être un peu fait plumer. Trois jours après le terrible scénario de la demi-finale de la Coupe de la Ligue, les Lorientais se baladent toujours avec les mêmes images en tête, et le même goût amer en bouche. Ils ont laissé filer contre Lyon la possibilité unique de bousculer l'ordre établi et de s'offrir la finale contre Marseille dont ils rêvaient. Trois jours après que l'accessoire s'est envolé, il ne reste donc plus que l'essentiel à assurer. Après un tel coup de bambou, il n'y a pas cinquante alternatives psychologiques. Ou l'équipe plonge et se consume à petit feu, ou elle relève la tête et repart au combat, forte de nouvelles certitudes acquises sur le terrain et en prenant appui sur des ressorts psychologiques bien connus dans ces circonstances. Parce que, compte tenu des conditions de jeu qui s'annoncent pour le moins difficiles, la victoire se jouera au moins autant avec la tête qu'avec les pieds.
Galtier pas surpris
«C'est l'équipe qui sera la plus forte mentalement qui l'emportera», acquiesce Christophe Galtier, «pas surpris de voir Lorient malmener Lyon, pas surpris non plus de voir Lyon se qualifier» devant sa télé. L'entraîneur stéphanois, qui doit faire avec de nombreuses absences dans le secteur offensif (Sinama-Pongolle, Aubameyang, Gradel...), s'interrogeait sur le comportement d'un adversaire qui a toujours bien réussi à Geoffroy-Guichard. «Dans quel état d'esprit va arriver cette équipe?» Il devrait trouver face à lui onze combattants, si chacun des joueurs lorientais ressent ne serait-ce que la moitié du bouillonnement intérieur qui agite leur entraîneur. C'est en effet un Christian Gourcuff toujours dans son match de mardi qui est arrivé le surlendemain en conférence de presse. Un entraîneur en tenue de combat, usant d'un vocabulaire qu'on ne lui connaît guère habituellement. «Le match contre Lyon, c'est une grosse déception, naturelle, saine. Cette déception, je pense que l'on va la transformer en rage et en ambition.»
Gourcuff pas résigné
Parce qu'au-delà de l'élimination, l'entraîneur lorientais veut voir dans la performance de son équipe, mardi soir, le signal d'un «nouveau départ». L'intégration plutôt réussie des nouveaux, l'arrivée sur un poste en souffrance de Wesley Lautoa, permettant à Alaixys Romao de remonter d'un cran, devraient solidifier l'ensemble. Tout cela laisse à penser que c'est une équipe ragaillardie qui va tenter de renouer avec un succès qui la fuit, en Ligue 1, depuis novembre dernier. Ce ne sera évidemment pas simple sur le terrain d'une équipe stéphanoise nettement plus solide que ses devancières, même si elle reste sur un net revers à Lille (3-0). Pour autant, Christian Gourcuff ne semble guère trembler au moment de retrouver le championnat. «Je suis plus optimiste qu'il a dix jours», soulignait jeudi celui qui souhaitait simplement que sa rage soit contagieuse.
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