13 octobre 2009
Dix ans après sa création sous l'appellation Finistère Boxe, Quimper Boxe est devenu l'une des références du noble art en Bretagne. En progression constante, le nombre de ses licenciés(e) s atteste d'une culture pugilistique vive en Cornouaille.
Créateur de «Finistère Boxe» avant de devenir «Quimper Boxe» en 2004, après sa fusion avec l'Amicale laïque, Daniel Moranvalle précise d'emblée: «Je tiens à tuer une image trop répandue et ravivée à souhait dans les médias. Celle du mythe du boxeur qui a faim et se recrute parmi les fractions les plus déshéritées du sous-prolétariat. Elle est dépassée. Nos garçons et nos filles viennent plutôt de la classe ouvrière à la lisière de l'intégration socio-économique stable. Il n'existe pas de barrière matérielle pour participer. C'est par le biais des rigueurs de la pratique que les jeunes des familles les plus démunies se trouvent éliminés». Une soirée dans la salle de la rue de Concarneau atteste parfaitement de l'état d'esprit et de discipline qui s'impose à la centaine d'adhérents de Quimper Boxe.
Une belle ascension
Détaché désormais de l'Amicale laïque, le club de cet ancien compétiteur amateur, viscéralement impliqué dans la bonne éducation sportive et morale de ses jeunes adeptes, est sans conteste à l'orée d'une belle ascension. Aujourd'hui, Quimper Boxe est placé sous la férule de Philippe Moullec, Diplômé d'État premier degré, Robert Bravo, cadre technique (prévôt) fédéral et Kevin Moulines, instructeur fédéral stagiaire. Dans sa salle louée rue de Concarneau, l'association pratique certes la boxe de compétition, mais aussi «l'éducative assaut» et celle de loisir. La première étant forcément la bannière de l'ensemble, avec ses résultats déjà probants et ses espoirs légitimes dans la saison qui débute en fin de mois. Dans les dix premiers sur une trentaine de clubs bretons, en fonction des résultats, Quimper Boxe entend placer sur orbite plusieurs jeunes talents. «Pourquoi pas jusqu'à une carrière professionnelle?», vise celui qui a obtenu le label fédéral il y a deux ans.
Dix féminines
Cette reconnaissance de la Fédération française de boxe (30.000 licenciés dont 1.000 en Bretagne), situe déjà la référence du club en matière d'éducation et de promotion de la boxe dite «anglaise». Promouvoir c'est se faire connaître, mais aussi bien expliquer le noble art à travers des actions diverses. Quimper, qui possède une histoire en matière de boxe (les galas des années 50 et 60 à la salle des fêtes!), a un fort potentiel de pratiquants avec sa grande couronne. De pratiquantes aussi. Quimper Boxe ne compte pas moins, outre ses dirigeantes, d'une dizaine de filles enfilant régulièrement les gants. «Elles sont de plus en plus demandeuses», précise le président, ravi de constater qu'elles «boxent bien et ne craignent plus grand-chose pour leur sécurité!» Au club de la rue de Concarneau, les premières leçons se donnent dès l'âge de 8 ans, sachant qu'ici comme ailleurs, la limite d'âge en compétition est fixée à 34 ans pour les amateurs. Mais que, bien entendu, il est toujours autorisé de pratiquer la boxe éducative et de loisir sans limite.
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