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Pro B.Etendard Brest - Lille (92-82, ap) On reste dans l'irrationnel...

9 novembre 2009

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Englués dans une situation qu'ils avaient eux-mêmes provoquée, les Brestois ont tout balayé sur leur passage dès lors qu'ils se sont mis à jouer en équipe, samedi face à Lille. Révélateur et inquiétant à la fois...

Il y a eu une époque, pas si lointaine, où la «Breizh Team» réalisait de grandes choses. Mais, c'était toujours des exploits, des performances incroyables là où on ne l'attendait pas forcément. Samedi soir, les Brestois ont d'abord été en dessous de tout. Inexistants en défense, sans inspiration en attaque, Armand Charles et ses coéquipiers multipliaient les maladresses et ne trouvaient que trop rarement le cercle adverse.

«Il allait se passer quelque chose»

Seul Cédric Mélicie échappait au naufrage général en se montrant égal à lui-même des deux côtés du terrain, vaillant et combatif, la réussite aux tirs le fuyant cependant. Quand l'Etendard pointa à moins vingt (34-54, 19e), on imagina que le mal était plus profond que la seule mise sur la touche de l'ancien coach, Noam Rudman... Après la pause, quels éléments pragmatiques peuvent bien expliquer pareil retournement de situation ponctué, pour la première fois à Cerdan, par deux prolongations? «C'est une réaction. Il allait se passer quelque chose, obligatoirement. On n'a rien amené de plus en attaque. On a seulement réussi à imposer notre agressivité défensive et tout est parti de là», explique Aymeric Delsarte dont le désarroi était palpable à la mi-temps et, certainement, à la hauteur de l'inexplicable situation que ses joueurs étaient en train de lui faire vivre.

Un coach après Nanterre

Mais, lorsque cette équipe s'est mise à jouer, elle est devenue irrésistible. «Moi, ni personne, n'aurait imaginé un tel scénario. Je rends hommage à l'abnégation des joueurs, cette victoire est la leur», se félicitait le président François Derrien après la rencontre. Comme il a raison le patron de l'Etendard. La question est, désormais, de savoir si les joueurs auront encore cette abnégation lors du prochain match, une mi-temps, une mi-temps et une prolongation, ou, miracle, puisqu'on est dans l'irrationnel, deux mi-temps! En attendant, Aymeric Delsarte joue, lui aussi, une prolongation cette semaine (jusqu'au match de Nanterre inclus) en attendant de connaître son successeur définitif. Mais, lui-même candidat, Le Rennais a ajouté, à l'atout financier, le Rennais a ajouté un atout sportif évident samedi soir...

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