23 février 2012
Olivier, la série noire est enfin terminée. Ce doit être un vrai soulagement, non?
«En ce qui me concerne, c'est difficile d'oublier ces dix défaites de rang ainsi que le début de saison. C'est davantage un soulagement pour les joueurs que pour moi.»
Qu'est-ce qui vous a permis de faire enfin basculer le match de votre côté?
«Lors des deux dernières rencontres à domicile (Fos et Bourg), on n'avait pas été très loin d'y arriver. Là, ce sont nos15 bonnes minutes en défense après la pause qui nous ont permis de faire le break. Entre la 20e et la 35e, on n'encaisse que 20 points (de 42-46 à 74-66). Je savais qu'on avait perdu notre défense parce que certains joueurs avaient lâché à cause des mauvais résultats. Avant ce match, j'ai donc été très clair sur ce que je tolérerai. J'ai sanctionné en première mi-temps en rappelant des joueurs sur le banc. Ça nous a permis de «breaker» en deuxième période. Mais encore une fois, on a été réactif et pas actif.»
Ce recadrement vous a donc permis de retrouver votre habituel point fort défensif?
«Je n'ai jamais eu peur d'aller au conflit et de rester fidèle à mes convictions. L'équipe n'a aucun leader charismatique sur le terrain. Il faut donc lui faire suivre des idées fortes. Que ça plaise ou non.»
Pour la première fois alignés ensemble, les trois «étrangers» (Pealay, McCoy, Roche) ont été performants en même temps. Ça change la donne, non?
«Peut-être que certains se sont rappelés qu'il n'y avait pas de passe-droit. Et un poste 5 (c'était le premier match de Nathaniel Roche arrivé comme pigiste médical d'Andrew Lovedale), je le réclame depuis quatre mois.»
Justement, n'avez-vous pas de regret de l'accueillir seulement aujourd'hui et de ne l'avoir que durant cinq matchs (1)?
«Au moins, il est là. Il ne s'agit plus d'avoir des regrets. Il faut juste profiter de sa présence, en espérant qu'il confirme, car ce n'était que son premier match.»
Cette victoire contre Aix-Maurienne peut-elle constituer le fameux déclic attendu par les joueurs?
«C'est juste la confirmation qu'à Quimper ou ailleurs, un joueur n'est pas fort dans sa tête dans la défaite. Bien évidemment, les comportements vont être différents cette semaine à l'entraînement après cette victoire. Mais il ne faut pas oublier ce qu'on vient de traverser.»
Hormis Denain et Le Portel, Vichy, Rouen, Antibes ont gagné. Croyez-vous toujours au maintien?
«Je n'en suis plus à ce stade. Pour nous, il s'agit simplement de gagner des matchs sachant qu'on n'a plus notre destin entre nos mains.»
Se déplacer samedi chez le coleader Limoges n'est pas l'enchaînement rêvé...
«80 à 90% des équipes font une croix sur la victoire avant d'affronter Limoges. L'objectif pour nous consistera simplement à s'améliorer en défense dans une salle très difficile. Ce match sera plus une préparation d'Evreux qu'autre chose.»
(1) La pige médicale de Roche court jusqu'au 18mars, soit cinq matchs à disputer en comptant celui de mardi soir (Aix, à Limoges, Evreux, à Vichy, Rouen).

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