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N3M. Lorient - Laval (55-74) Rota, l'indispensable

9 novembre 2009

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Maître à jouer d'une équipe qui a du mal à se passer de lui, Hiroana Rota fait l'unanimité au sein du patronage. Paroles de Lorientais.

«Y a-t-il une Rota-dépendance au sein de l'équipe du CEP?» Sans doute un peu directe, la question eut au moins le mérite de dérider les basketteurs morbihannais, hier soir après leur défaite contre Laval. Le mérite de provoquer quelques éclats de rire et d'entamer un mini-débat sur lequel tout le monde s'est vite mis d'accord.

«Heureusement qu'il est là»

«C'est clair, Hiro, c'est lui qui trouve les solutions. En fait, on se repose beaucoup sur lui», dira d'abord l'intérieur Samuel Glémot, vite rejoint par l'ailier Gauthier Le Borgne. «Sans Rota, y'a pas», souriait-il, avant d'approfondir la réflexion. «C'est l'organisateur, lui qui nous dirige. Il tire les mecs vers le haut». «Hiro, c'est la force tranquille», interviendra ensuite Ronan le Gonidec. «Heureusement qu'il est là, c'est sûr. Ce mec est fluide, toujours bon sur un terrain. En fait, on ne se souvient même plus de ces matchs pas terribles. C'était quand, au fait, la dernière fois qu'il a mal joué?» Pas de réponse, juste un moment de flottement pour mieux trinquer à la santé d'une équipe qui, malgré une sixième défaite, croit encore largement en son destin dans cette pouleE.

Hiroana «Vahirua» Rota

Chef d'orchestre vibrionnant, ce Tahitien aux doigts habiles qui se glisse telle une couleuvre vers l'arceau est d'abord un homme de terrain, qui s'efface volontiers une fois les 40 minutes consommées. «Hiro n'est pas une grande gueule: ce n'est pas lui que l'on entend dans le vestiaire. C'est le personnage qui est comme ça, un peu en retrait». D'ailleurs, l'intéressé, qui venait de se faire la malle, ne décrochera pas son téléphone le lendemain pour parler de son impact sur le parquet. Mais avant de quitter un club-house qui ne désemplissait pas malgré l'heure tardive, nous vint une deuxième et dernière question, qui elle aussi fit son effet. «Ses passes, sa classe, son élégance, son impact... Hiro ne serait-il pas un peu le Vahirua du CEP Lorient?». Hilarité générale. Puis retour au sérieux, avec Le Gonidec. «C'est pas si bête de dire ça. La dernière fois, dans un bar, ils sont restés longtemps à discuter entre eux. J'ai entendu une fois qu'ils étaient cousins éloignés... ». Alors si c'est de famille...

  • Pierre Bernard
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