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N2F. Saint-Brieuc/Ploufragan - Le Havre (65-74) Sophie Denis : « Être plus agressives »

13 octobre 2009

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Malgré un match plein et 19 points, Sophie Denis n'a pas pu éviter la défaite des siennes, samedi soir. La faute à un début de partie une nouvelle fois mal maîtrisé.

«On joue tellement mieux quand on joue vraiment à 5, mais, par moments, on perd nos repères. Il y a des choses qu'on n'a pas encore apprises. Parfois, on panique en défense. Parfois, c'est en attaque qu'on s'emballe alors qu'il faudrait calmer le jeu», analyse Sophie Denis. Leader dans son équipe, Sophie l'est aussi dans la vie. D'un papa et d'une maman agriculteurs à Ploeuc, elle a tracé sa route comme un météore. À tout juste 25 ans et après un diplôme d'ingénieur agricole obtenu à l'ESA d'Angers, elle est devenue responsable technique à la coopérative du Garun, un fabricant d'aliment pour bétail basé à Montauban-de-Bretagne. Le métier, prenant, et la distance éloignée d'Hélène-Boucher ne sont pas des choses simples à gérer. Heureusement que Sophie a pu compter sur la compréhension de ses coéquipières.

«Merci les filles»

Ces dernières l'ont autorisée à «sécher» un entraînement par semaine. «Je veux vraiment dire merci aux filles, car je suis la seule à bénéficier de ce passe-droit. J'ai conscience que pour elles aussi c'est dur», souligne la Ploeucoise. La Ploeucoise, c'est justement dans ce club qu'elle a commencé le basket toute gamine. «C'est ma soeur qui a débuté la première. Je lui ai emboîté le pas!» Aujourd'hui en Nationale, Sophie Denis mesure le chemin qui la sépare du passé, surtout cette année. «La Nationale 2, c'est vraiment autre chose. Physiquement, c'est un rythme beaucoup plus soutenu et dans le jeu individuel il faut se réadapter. Il y a des choses qu'on ne peut plus faire comme en Nationale 3. Il faut être beaucoup plus agressives en attaque comme en défense et éviter de faire des fautes, car les équipes adverses analysent mieux le jeu et en profitent instantanément».

«Passer à l'action»

De l'analyse, Sophie Denis n'en manque pas pour expliquer le premier quart-temps catastrophique de son équipe. «Au lieu d'imposer notre rythme, on subit. On était dans la phase adaptation, il faut désormais passer à l'action». Mais, comme ses coéquipières, elle avoue «ne pas avoir réponse à tout. Heureusement que nous sommes bien entourées. Nos coaches vont nous apporter quelques clefs.» Espérons que ces dernières permettront à Sophie et à toutes les joueuses de l'Union de s'ouvrir les portes du paradis, samedi à Ouistreham. La première victoire est, plus que jamais, espérée.

  • Hervé Dumuis
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