22 février 2012
Lundi soir, le verdict est donc tombé pour les administrateurs et actionnaires de la SASP qui ont entendu le mandataire judiciaire placer leur société en redressement judiciaire pour 45jours à compter du 28février. La mesure n'est pas exceptionnelle, ni dans le sport, ni dans le basket, ni en Nationale 1 puisque l'an passé, à pareille époque, Saint-Étienne était dans la même situation... Techniquement, les factures des deux prochains mois vont être gelées alors que les salaires des employés (joueurs, entraîneurs et administratifs) seront assurés jusqu'au terme du redressement. Ensuite, ce sera l'heure des bilans et des prévisions avec pour impératif de ne pas se trouver en cessation de paiement afin d'éviter le dépôt de bilan.
Eviter le dépôt de bilan... ou pas?
Dès lors, au 5mai prochain (dernier match contre Saint-Quentin), deux possibilités s'offriront à l'Etendard. Soit la SASP n'aura pas confirmé ses bonnes intentions du moment et le dépôt de bilan sera prononcé. Les droits sportifs retourneront alors à la section amateur et le remboursement de l'ancien déficit avec. Une option qui fera perdre leurs investissements aux actionnaires mais qui permettra de faire table rase des contrats pros. Un nouveau départ pourra alors s'envisager sous une nouvelle appellation, notamment. L'autre hypothèse sera la poursuite de la SASP avec un prévisionnel à l'équilibre assorti d'un plan d'apurement drastique. Cette solution obligera, cependant, à honorer les contrats en cours ce qui risque de générer pas mal de soucis au plan sportif car, avec une masse salariale réduite et des places déjà prises, le recrutement relèvera de la gageure. Pourtant, convaincu de pouvoir encore sauver le «soldat Etendard», Tanguy Leconte et son équipe veulent redoubler d'énergie pour trouver les fonds, pérenniser le navire et repartir tant bien que mal...
26 mai 2012 à 22h59