27 octobre 2009
L'Aviron brestois se porte bien :la belle place rapportée des championnatsde France,à LaCiotat, par Tangi Kerhamon, témoigne de cette belle santé.Mais l'aviron peut aussi se pratiquer loin de la rigueur des chronomètres.
Discipline appartenant à la catégorie des sports nautiques, l'aviron, qui est un sport olympique depuis 1896, compte, bien évidemment, des aficionados dans la cité du Ponant. Tangi Kerhamon, vice-président du club de l'Aviron brestois, précise que ce sport peut être pratiqué à tous niveaux de compétence : « C'est ouvert à tous, ou presque; nous avons des jeunes à partir de 12-14 ans. On ne peut pas les prendre plus tôt car un bateau solo fait 36kg; il faut donc déjà une certaine morphologie pour pouvoir le faire bouger. Après, il n'y a pas de restrictions puisque nous avons une section retraités qui se réunit le vendredi. Simplement, ils naviguent sur un bateau plus large ».
Entre Plougastel et le Moulin-Blanc
Une ouverture qui s'est effectuée au fil des années, explique le vice-président de l'Aviron brestois : «Il y a quelques années, nous étions plus concentrés sur la compétition, mais on s'est rendu compte que pas mal de personnes voulaient faire de l'aviron sans les contraintes d'une épreuve. En dehors des périodes de championnat, ceux qui participent aux compétitions se glissent dans les bateaux pour mixer les équipages et guider des petites balades entre le Passage, à Plougastel, et le Moulin-Blanc». Tangi Kerhamon, qui a terminé quatrième lors des derniers championnats de France en solo, n'aspire qu'à transmettre son expérience : « Je n'ai pas tout vu en aviron mais j'ai participé à de nombreuses compétitions et j'essaie de passer la main aux plus jeunes; c'est pour ça qu'il est important de faire venir du monde au club».
Belle performance à La Ciotat
Âgé de 34 ans, le Brestois était davantage venu pour encadrer les jeunes que pour signer une performance, le 10 octobre, aux championnats de France, à LaCiotat, où les éléments ont eu un rôle déterminant : « La météo s'est soudainement dégradée, samedi, avec une mer agitée. Physiquement, les autres concurrents étaient plus forts car, pour la plupart, ils sont plus jeunes et s'entraînent régulièrement en rivière. Les conditions ressemblaient beaucoup au temps que l'on peut avoir à Brest; j'ai donc pu compenser par la technique et mon expérience ».
Travail de longue haleine
Une technique qui ne s'acquiert pas facilement. Une personne avec des facilités physiques devra compter un an avant de maîtriser l'embarcation. Et, après quelques années rythmées de trois entraînements hebdomadaires, grand minimum, elle pourra ambitionner des performances honorables. Ensuite, pour espérer titiller le haut du pavé, il faut s'astreindre à une pratique quotidienne. C'est en ramant qu'on devient rameur.
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