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Grand Prix de Valence. Au bonheur d'Honda

9 novembre 2009

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Grâce au Japonais Hiroshi Aoyama, couronné en 250cc, et à l'Espagnol Dani Pedrosa, vainqueur dans la catégorie MotoGP, Honda a eu de quoi se réjouir ce week-end à Valence, à l'occasion de la dernière manche du championnat du monde de vitesse.

Cette saison, le premier constructeur mondial a dû subir la puissance de feu de son ennemi intime, Yamaha, vainqueur sur les trois fronts en MotoGP (titres pilote, constructeur et écurie) mais aussi sacré en Superbike, Supersport et en endurance.

La délivrance est venue hier vers midi après que Aoyama eut franchi la ligne d'arrivée en septième position, au terme d'une course dont le scénario aurait pu être écrit par Alfred Hitchcock. Avant le 716e et dernier départ d'une catégorie 250 cc qui faisait ses adieux après 60 années de championnat du monde, le Japonais avait un capital de 21 points d'avance sur l'Italien Marco Simoncelli (Gilera) pour inscrire son nom en bas d'une liste inaugurée par l'Italien Bruno Ruffo (Moto Guzzi) en 1949.

Sans Stoner

Septième d'une course remportée par l'Espagnol Hector Barbera (Aprilia) et où il s'est fait une grosse frayeur, le Japonais permettait à Honda de sauver une partie de sa saison. «Quelle course! Je voulais la victoire et j'ai attaqué. Peut-être un peu trop. Je suis sorti large dans les graviers et j'ai pensé que j'avais toujours été bon en tout-terrain. Je savais que mes chances d'éviter la chute était de 50% et j'ai tenté de rejoindre la piste. Sur le moment je ne connaissais pas ma nouvelle position alors j'ai attaqué encore. Je ne peux pas dire que ce fut une belle course mais quel sentiment de revenir à la maison avec le titre. Merci à tous. C'est un rêve qui devient réalité.»

Un bonheur ne venant jamais seul, Pedrosa a offert une deuxième victoire à Honda en s'imposant en MotoGP au terme d'une course courue sans L'Australien Casey Stoner. «Je voyais l'emplacement de Stoner vide à quelques secondes du départ et je me demandais bien pourquoi», a-t-il déclaré un peu plus tard. L'Australien, victorieux ici l'an passé et impérial pendant les essais, venait de chuter au warm up. Pas de blessure, si ce n'est à l'amour-propre, tandis que les 17 pilotes restant en lice pouvaient partir le coeur léger...

Les maux de Lorenzo

«Évidemment, c'est une manière frustrante et décevante de finir la saison, a commenté le champion du monde 2007. Nous procédons de cette manière depuis deux ans à tous les warm up et nous n'avons jamais connu de problèmes. Il vaut mieux que cela se passe maintenant qu'au premier Grand Prix 2010.» Selon les premiers témoignages, Stoner aurait glissé dans ce tour de chauffe avec des pneus encore froids.

C'est la facilité d'attaque avec ce type de gomme qui a permis à Pedrosa de partir devant tout le monde pour ne plus jamais être rejoint. Lorenzo s'y est essayé un moment, mais une ruade l'a presque éjecté de sa moto avant qu'il ne retombe sur le réservoir. Rossi, champion du monde depuis le 25octobre, lui subtilisait alors la deuxième place.

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«Merci à tous. C'est un rêve qui devient réalité.»

  • Le Japonais Hiroshi Aoyaman, champion du monde 250 cc.

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