15 septembre 2009 à 15h38
4.000 patients d'un acupuncteur d'Antibes sont invités par la DDASS à procéder à un test de dépistage des virus du sida et de l'hépatite, le mode de stérilisation des aiguilles ayant été jugé dangereux, ont déclaré les autorités sanitaires.
Un acupuncteur antibois se retrouve au centre d'une incroyable histoire sanitaire : tous ses patients - environ 4 000 - viennent ou vont recevoir une lettre de la DDASS les engageant à procéder, rapidement, à un test de dépistage de VIH, de l'hépatite B et C. Selon la DDASS, le docteur n'a pas violé la loi mais il ne s'est pas conformé aux recommandations du ministère de la Santé et des sociétés d'acupuncture en matière de stérilisation. Ces recommandations préconisent l'utilisation d'aiguilles à usage unique alors que l'acupuncteur réutilisait les mêmes aiguilles après stérilisation.
Certains patients alertés ont déjà contacté leur médecin ou les services de dépistage, mais les autorités sanitaires départementales n'ont pour l'instant pas d'information sur le résultat de ces démarches, a déclaré un médecin de la DDASS. Il a confirmé l'information publiée par Nice Matin qui rappelle que les activités de l'acupuncteur ont été suspendues fin juin par arrêté préfectoral pour cinq mois, le temps que le Conseil départemental de l'ordre des médecins se prononce.