29 septembre 2009 à 18h16
Les autorités sanitaires britanniques ont lancé une enquête après le décès d'une collégienne de 14 ans peu après l'administration d'un vaccin contre le cancer du col de l'utérus. Le vaccin lui a été administré à l'école dans le cadre d'un programme national de vaccination.
Selon le docteur Caron Grainger, directrice à l'antenne du NHS (sécurité sociale britannique) de Coventry, dans le centre de l'Angleterre, l'incident s'est produit peu après que la jeune fille a reçu son vaccin HPV à l'école. Néanmoins, la prudence est de mise et le médecin déclare qu'"aucun lien ne peut être effectué entre le décès et le vaccin jusqu'à ce que tous les faits soient connus et qu'une autopsie ait été réalisée".
Le programme national de vaccination suspendu en Grande-Bretagne
L’affaire est prise très au sérieux en Grande-Bretagne, un programme national de vaccination étant en cours avec plus de 1,4 million de doses déjà administrées. Selon Skynews, le programme de vaccination est suspendu jusqu'à nouvel ordre en Grande-Bretagne. Une autopsie est conduite aujourd'hui. En France, le dépistage reste individuel, cependant une campagne a été lancée par l’Institut national du cancer, avec un clip vidéo diffusé depuis le mois de juin.
Le docteur Julie Roberts, directrice de l'école Blue Coat Church of England, a expliqué dans une lettre aux parents qu'un "incident malheureux s'est produit (...) et l'une des jeunes filles a souffert d'une réaction au vaccin rare, mais aiguë". D'autres jeunes filles ont également été renvoyées chez elles après avoir souffert de vertiges et de nausées.
