5 février 2012
FrançoisBayrou a présenté, hier, ses propositions pour l'Éducation, se posant en défenseur des enseignants contre la «démagogie» de ses concurrents. Le président du MoDem s'exprimait lors du discours de clôture du deuxième des quatre forums programmatiques de sa campagne, consacré à l'Éducation. «Nous avons l'intention d'installer le verbe "instruire" au coeur de la campagne électorale comme nous avons installé le verbe "produire"», a-t-il proclamé. «Ces deux verbes sont intimement liés» car «il n'y a pas de "réarmement" productif du pays si, en même temps, il n'y pas un "réarmement" éducatif. L'un soutient l'autre», a-t-il justifié. C'est la raison pour laquelle le candidat, qui a fait de la lutte contre l'endettement sa marque de fabrique en proposant notamment de geler les dépenses de l'État pendant deux ans, fera une exception pour l'Éducation dont il maintiendra «les moyens existants». Mais la question des moyens «n'est pas la question clé», a-t-il estimé prenant ses distances avec François Hollande dont il juge peu réaliste la proposition de 60.000 postes supplémentaires.
Maîtrise de l'écrit et de la langue
Parmi les priorités de l'ancien ministre de l'Éducation figure la maîtrise des fondamentaux: «Je proposerai que tant que cela est nécessaire, 50% du temps scolaire à l'école primaire soit consacré à la maîtrise de l'écrit et à la langue française (...). Aucun élève ne doit entrer au collège sans qu'il soit garanti qu'il maîtrise la lecture et l'écriture». Pour les élèves «en situation de rejet de l'école», «un collège hors les murs» avec des «pédagogies adaptées doit permettre une reconstruction», a-t-il dit, sans en préciser la forme. Parmi ses autres propositions figurent une révision des rythmes scolaires avec pas plus d'une trentaine d'heures par semaine, devoirs compris et la création d'un baccalauréat d'excellence, à la fois littéraire et scientifique.