8 février 2012 à 17h19 - 5 réactions
Nicolas Hulot sort de son long silence. Dans un entretien accordé au journal Le Monde, le candidat malheureux de la primaire écologiste, estime qu'il n'est pas "sain que l'écologie politique soit à ce point marginalisée" dans la campagne présidentielle. Mais alors que la candidate d'EELV peine à remonter dans les sondages, l'ex animateur de télévision confirme qu'il ne s'engagera pas directement au côté d'Eva Joly.
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Nicolas Hulot, resté relativement silencieux depuis la primaire Europe Ecologie-Les Verts (EELV), où il s'était lourdement fait battre par Eva Joly, l'écologiste, qui a repris en novembre la présidence de sa fondation, estime ainsi que sa "parole sera d'autant plus forte" et "audible qu'elle sera non partisane".
"Etre président de ma fondation m'interdit tout soutien politique", explique-t-il, alors que les candidats à la primaire EELV s'étaient engagés à soutenir le vainqueur.
Un retour en politique "peu probable"
Comme on lui demande s'il va participer à des meetings d'Eva Joly, Nicolas Hulot, qui se dit "sans amertume", répond : "J'ai pris une autre voie, ce qui n'empêchera peut-être pas de se retrouver sur le chemin des idées. Je n'ai nulle intention de nuire aux écologistes, ni à leur candidate." "Au passage, je trouve qu'il n'est pas sain que l'écologie politique soit à ce point marginalisée", poursuit l'ex-animateur de l'émission "Ushuaïa", qui juge son retour en politique "peu probable".
Une fondation porte voix
En reprenant la présidence de la Fondation Nicolas Hulot, il entend "faire la démonstration intransigeante que l'enjeu écologique conditionne tous les enjeux de solidarité". "On sait ce qu'il faut faire: agir, au niveau européen, pour réformer les excès du capitalisme, mettre fin aux spéculations sur les matières premières", dit-il.
"Convergence évolutive" avec Jean-Luc Mélenchon
"Pour que l'Etat retrouve des marges de manoeuvre et ait d'autres alternatives que l'austérité, ma fondation propose entre autre que la Banque centrale européenne lui prête à taux nul ou très faible pour financer un grand plan d'investissement écologique et social", précise-t-il.
Comme on lui fait remarquer que ce discours n'est pas très éloigné de celui de Jean-Luc Mélenchon, il parle de "convergence évolutive" avec le candidat du Front de Gauche. "Avec des parcours différents, on arrive aux mêmes constats, et parfois aux mêmes aspirations. D'ailleurs, avec Eva Joly, il y aussi une convergence", dit-il. "Mais faut-il forcément être très à gauche pour avoir cette pertinence de point de vue?" demande celui qui regrette d'avoir "baissé la tête" au moment de la polémique autour d'un éventuel rapprochement avec Jean-Louis Borloo, le président du Parti radical.
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