22 janvier 2012 à 17h33 - 17 réactions
En meeting au Bourget à trois mois pile du premier tour de la présidentielle, François Hollande s'est lancé avec énergie dimanche dans le combat élyséen en se posant en héritier et défenseur des valeurs de la gauche pour "changer le destin de notre pays". Morceaux choisis. [Nuage de tags]
Afghanistan
"Il faut aussi avoir la lucidité de dire (...), d'affirmer que notre mission est terminée. J'ai la volonté de retirer nos forces
d'Afghanistan, le plus rapidement possible, au plus tard à la fin de l'année 2012. Je ferai en sorte que ce retrait se
fasse en bon ordre, sans en aucune façon menacer la vie de nos soldats."
Destin
"J'ai conscience de la tâche qui est la mienne : incarner le changement, faire gagner la gauche et redonner confiance à la
France. Nous sommes ici, mes chers amis, pour changer le destin de notre pays. Je suis prêt à assumer cette responsabilité et donc à vous dire quelle est ma conception de la présidence de la République et qui justifie que je m'y présente aujourd'hui.Tout dans ma vie m'a préparé à cette échéance: mes engagements, mes responsabilités, mes épreuves. J'ai toujours suivi la ligne que je m'étais fixée. Je suis socialiste. La gauche, je ne l'ai pas reçue en héritage. Il m'a fallu décider lucidement d'aller vers elle."
Echec scolaire
"C'est terrible de mener une bataille contre l'échec scolaire qui fait chaque année plus de 150.000 victimes, 150.000 qui
sortent sans diplôme, sans qualification, de l'école. Au collège, au lycée, les élèves en difficulté bénéficieront d'un accompagnement personnalisé pour qu'à la fin du quinquennat le nombre de jeunes qui sortent en échec scolaire soit divisé par deux. Aucun jeune de 16 à 18 ans ne restera sans solution de formation, d'emploi, de service civique (...). Personne ne sera laissé de côté, abandonné, oublié. C'est pour notre jeunesse que nous devons faire de l'emploi une priorité", a-t-il clamé.
Europe
Il faut "ouvrir un nouveau cycle en Europe, celui d'une coopération économique, industrielle, énergétique entre nos deux
pays. Voilà pourquoi, en janvier 2013, (...) je proposerai à la chancelière d'Allemagne l'élaboration d'un nouveau traité
franco-allemand un demi-siècle après l'acte fondateur de (Charles) de Gaulle et de (Konrad) Adenauer. La France doit retrouver l'ambition de changer l'orientation de l'Europe."
Extrême-droite
"Je ne laisserai pas les ouvriers, les employés, aller vers une famille politique qui n'a jamais rien fait pour servir les intérêts de ces classes-là. Je ne laisserai pas un parti caricaturer les problèmes sans jamais apporter la moindre solution crédible, je ne laisserai pas une formation politique se présenter comme la voix du peuple, alors qu'elle veut simplement se servir de lui."
Finance
"Mon véritable adversaire n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, et pourtant
il gouverne (...), c'est le monde de la finance. J'engagerai les premières mesures contre la finance par le biais d'une réforme bancaire avant même les législatives en juin".
Fonctionnaires
"Les dépenses de l'Etat seront maîtrisées, toute nouvelle dépense sera financée par des économies et le nombre total de
fonctionnaires n'augmentera pas. Mais il sera mis fin à la règle aveugle du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite."
Jeunesse
"Si je reçois le mandat du pays d'être le prochain président, je ne veux être jugé que sur un seul objectif: est-ce qu'au
terme du mandat qui me sera, si les Français le veulent, confié, est-ce que les jeunes vivront mieux en 2017 qu'en 2012? Changer leur vie serait pour moi la plus grande des fiertés..."
Laïcité
"Présider la République, c'est être viscéralement attaché à la laïcité. La laïcité est une valeur qui libère et qui protège. C'est pourquoi j'inscrirai la loi de 1905, celle qui sépare l'Eglise de l'Etat, dans la Constitution".
Livret A
"Le livret A qui sert à collecter une épargne précieuse pour le logement social verra son plafond doubler afin que tous les Français, par leur épargne, puissent financer le logement social.", a insisté François Hollande.
Logements / Logements sociaux
"Je multiplierai par cinq les sanctions qui pèsent sur les communes qui bafouent la loi de solidarité urbaine" (SRU), qui
impose un taux de 20% de logements sociaux à chaque commune de plus de 3.500 habitants. L'Etat mettra à la disposition des collectivités locales tous ses terrains disponibles dans un délai de cinq ans pour construire des logements".
"Nous manquons de logements en France, il faut plus de logements, je prendrai une décision: l'Etat doit montrer
l'exemple, il mettra immédiatement à la disposition des collectivités locales tous ses terrains disponibles pour construire
de nouveaux logements dans un délai de cinq ans."
Présidence
"Présider la République, c'est savoir aussi prendre des décisions difficiles, pas simplement à la suite d'un drame. Présider la République, c'est préserver l'Etat face aux puissances d'argent, aux clientèles, au communautarisme." "Certains me reprochent de n'avoir jamais été ministre. Quand je vois ceux qui le sont aujourd'hui, ça me rassure! Et ce sont les mêmes qui reprochaient en son temps à François Mitterrand de l'avoir été 11 fois..."
Sécurité
"La sécurité est un droit. Je le ferai respecter en créant des zones de sécurité prioritaire. Le prochain président prévient les petits caîds, les fraudeurs, les délinquants financiers : la République, oui la République, vous rattrapera!"

18 mai 2012 à 15h05 - 9 réaction(s)

17 mai 2012 à 21h20 - 69 réaction(s)
17 mai 2012 à 07h39 - 3 réaction(s)
17 mai 2012 à 07h40 - 6 réaction(s)