20 février 2012 à 13h38 - 1 réactions
Ce lundi, Corinne Lepage, candidate de Cap 21 à la présidentielle, a vivement critiqué l'attaque de Nicolas Sarkozy contre les "corps intermédiaires", relevant qu'historiquement, les fascismes avaient commencé sur ce registre. [Vidéo]
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Sur Europe 1, Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement, s'est dite "scandalisée par la manière dont la violence à l'état le plus pur est entrée dans la campagne avec Nicolas Sarkozy. Peut-être parce que je suis une femme...".
"Je trouve ça extrêmement grave"
"Je ne suis pas un enfant de choeur", a-t-elle relevé, soulignant qu'elle n'en était pas à sa première candidature. "Mais "la violence qui remplace les idées, les propositions, est-ce que c'est acceptable ? Ce qui m'a choquée, c'est cette violence contre les corps intermédiaires, c'est-à-dire les syndicats, les associations. Je trouve ça extrêmement grave. C'est comme ça qu'a commencé la montée des fascismes en Europe dans les années 30, c'est par l'attaque contre les partis politiques et les corps intermédiaires".
"Une dérive dangereuse"
"Le procédé qui consiste à stigmatiser les syndicats et les associations, tout ce qui fait les contre-pouvoirs - parce que c'est de cela qu'il s'agit - est extrêmement dangereux. Une démocratie fonctionne avec des pouvoirs et des contre-pouvoirs. Sur le plan démocratique, c'est une dérive dangereuse".
Ce dimanche, à Marseille, Nicolas Sarkozy s'en est pris à "la puissance des corps intermédiaires" qui empêchent les réformes et "confisquent la parole des Français".
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