22 octobre 2009
Une première à Vannes. La vente à domicile, appelée aussi vente réunion ou vente démonstra- tion, organisait, hier, un premier salon. Un secteur qui recrute, mais il ne faut pas compter y faire fortune.
Marie-Christine Orain et Cathy Auffret sont entrées dans la vente à domicile il y a dix et huit ans. Marie-Christine était infirmière d'hôpital, à Lorient, depuis 26 ans, quand elle a décidé de changer de voie. «Je ne regrette pas d'avoir fait mon premier métier, mais si j'avais connu plus tôt l'existence de la vente directe je m'y serais lancéesans attendre». Elle travaille pour la maison Partylite qui vend des bougies et objets de décoration. Passée directrice régionale, elle manage 480vendeuses. Cathy Auffret, elle, est animatrice de groupe pour la marque Allande-Tanais. Elle vend de la lingerie fine et du prêt-à-porter. Elle a aussi découvert par hasard la vente à domicile alors qu'elle venait de s'installer à Pluvigner. Elle drive une équipe de dix vendeuses et elle est passée VRP. Toutes deux, malgré leurs responsabilités, continuent d'organiser des réunions. Et sur le plan de la rémunération, elles s'estiment très satisfaites. «Je gagne mieux ma vie que lorsque j'étais infirmière», souligne Marie-Christine Orain, discrète, cependant, comme Cathy Auffret, sur son niveau de revenu.
Se faire un réseau
Combien gagne-t-on quand on fait de la vente à domicile? Tout dépend du chiffre réalisé. Et pour cela, il faut pouvoir multiplier les réunions. Ce type de vente, hérité du système Tupperware, consiste à trouver une hôtesse acceptant de recevoir. «Une bonne réunion se fait à sept huit personnes», indique Cathy Auffret. Généralement, on commence dans la famille, puis on passe aux amis. Ces premiers contacts permettent d'élargir le cercle et assez vite une vendeuse efficace arrive à se créer un réseau. L'avantage: il n'y a pas de pas-de-porte à acheter, ni de stock à constituer. Mais le système ne peut fonctionner qu'à condition de pouvoir développer le rayon des connaissances. C'est le but des cadeaux dont bénéficient les hôtesses d'accueil. Cela ne suffit pas: il faut avoir aussi un bon «sens du relationnel».
Un pourcentage
La vente-réunion s'est élargie à de multiples productions. Des entreprises travaillent uniquement par VDI (vente directe indépendante). Serge Gamelin est ainsi chargé de développer le réseau de vendeurs de Kadodis, un petit fabricant de chocolats et gâteaux de Saint-Lô dans la Manche. «La vente à domicile est un complément de revenu. Au commencement, explique-t-il, il faut tabler sur un minimum de 200 EUR de rémunération. Pour les réunions qu'on organise, la moyenne d'achat/client est de 30 EUR, soit 240EUR pour huit personnes. Le vendeur reçoit 20% de la somme, soit 48 EUR». L'organisation de quatre à sept réunions par mois semble une moyenne. Sylvie qui a commencé, en avril, dans la lingerie féminine, tourne au rythme de six à huit. «Avec quatre à cinq ventes, on peut se faire 500EUR», dit Marie-Christine Orain.
Le café et les gâteaux
Selon, les sociétés, on assiste à un gros «turn over». Mais il y a de très anciennes dans la profession. Annick Boulo, de Locqueltas, est vendeuse-conseillère depuis 28 ans pour la société Standhome, rachetée par Yves Rocher. «Je me fais plaisir, il n'y a pas trop de pression et on a de bons cafés-gâteaux».
Pratique Un second salon aura lieu à Vannes les 2 et 3 décembre. Pour tout renseignement sur la vente à domicile : 06.14.29.56.30, 06.74.32.13.59, 06.08.75.70.42
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