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Universités. 7.000 étudiants font leur rentrée

8 septembre 2009

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Depuis le début du mois, les rentrées se succèdent à l'Université de Bretagne-Sud (UBS). Ce matin, ce sont les étudiants en droit et en économiequi prennentle chemin des amphis. Tour d'horizon avec Frédéric Bedel, vice-président de l'UBS.



Comment évoluent les effectifs des filières de l'UBS installées à Vannes?
C'est toujours difficile de donner des chiffres à la rentrée. En revanche, on peut regarder les tendances; nous constatons qu'elles sont stables. Un effectif est composé des étudiants qui viennent d'avoir leur bac, de ceux qui arrivent d'autres filières et de ceux qui redoublent. Les étudiants qui viennent d'avoir leu bac sont aussi nombreux que l'année dernière. L'attractivité de l'UBS reste bonne.

Les différents projets prévus à Tohannic parviendront-ils à dynamiser le campus?
Il s'agit de faire un vrai campus: les moyens pour le restaurant universitaire ont été trouvés, le chantier a commencé. Il devrait ouvrir à la prochaine rentrée. Le financement pour le transfert de la fac de droit, du centre-ville vers Tohannic, a été trouvé et bloqué: il est inscrit au programme État-Région 2010. On prévoit le transfert pour 2012. Le campus qui se dessinera vraiment alors, doit aussi accueillir l'Institut de formation en soins infirmiers (Ifsi). Au total, ce sont donc deux nouveaux bâtiments qui devraient sortir de terre.

Quelles sont les nouveautés de la rentrée 2009 à Vannes?
Nous ouvrons une classe préparatoire aux grandes écoles de commerce, en partenariat avec le lycée Charles-de-Gaulle à Vannes et Dupuy-de-Lôme à Lorient. Il y a 25places à Vannes et autant à Lorient. A Vannes, douze élèves sont déjà inscrits. La particularité, c'est que maintenant les enseignants vont pouvoir inciter des étudiants en licence d'éco-gestion à s'inscrire aussi dans la classe préparatoire. Les cours ont lieu à l'université et les étudiants travaillent les oraux au lycée partenaire. Ce sont des classes qui ont vocation à accueillir en priorité des étudiants qui ont un bac STG. Autre nouveauté: un Institut de droit-éco-gestion a été créé, réunissant l'ensemble des trois filières. Il s'agit de l'Imabs, Institut de management de Bretagne-Sud. L'objectif est de créer des synergies entre les trois filières autour de projets communs, comme, par exemple, la création de master, des projets de délocalisations, des projets avec la chambre de commerce et d'industrie, qui permettront de toucher d'autres publics.

Y a-t-il beaucoup de doctorants à Vannes dans les laboratoires de recherche?
Le nombre de doctorants progresse et nos laboratoires prennent leur consistance. Ils prennent de l'importance et ils existent des synergies avec des entreprises. Le labo de droit-éco-gestion, dont l'existence était très approximative, est en train d'évoluer. Mais pour exister, il faut que des enseignants puissent s'y investir sur plusieurs années.

  • Propos recueillis par Stéphanie Le Bail

Le mot d'accueil de Latifa Bakhtous

«Je suis ravie, confie Latifa Bakhtous. J'adore retrouver les jeunes. Ça fait plus de 20 ans que ça dure! Lorsque j'ai donné mes premiers cours, en BTS à Pigier, en face de l'hôtel de ville, j'avais presque l'âge de mes élèves». Désormais, elle assure les cours de méthodologie pour apprendre à ses étudiants à passer le cap de l'université avec sérénité. Si les résultats engrangés l'année passée sont bons (entre 80et 100% de réussite), il y a une mauvaise nouvelle en cette rentrée: la première année lettres n'a pas été ouverte faute d'effectifs suffisants. «C'est une suspension et non une fermeture, nuance Latifa Bakhtous. En tout cas, c'est un plaisir de voir qu'il y a encore des jeunes qui choisissent l'histoire et les lettres. Je reste persuadée que ce sont des filières qui, contrairement à ce que l'on entend, mènent à presque tout». Dans la classe, la majorité se destine à l'enseignement, mais une dizaine d'élèves a d'autres idées en tête. «J'aimerais passer le concours de Sciences Po dans trois ans, ou alors des concours administratifs», explique par exemple Benjamin Launay. D'ici là, il va donc passer sa licence à l'UCO et aura la possibilité de faire un semestre d'études ou de stage à l'étranger: «On peut encore voyager malgré la grippe», lance Latifa Bakhtous. Les autres filières proposées à l'UCO sont information et communication, science de l'éducation, cultures et langues avec l'anglais en première langue. Il y a aussi deux licences professionnelles: gestion et valorisation des ressources touristiques, assistant export trilingue. Un master de tourisme et une section théologie sont également proposés. » L'UCO, c'est aussi une vie en dehors des amphis. L'Association des étudiants (ADE) propose diverses activités: théâtre, basket, danse modern-jazz et tahitienne, réalisation d'un journal étudiant «Le menu haché». En cette rentrée, Marion LeGuen remplace Xavier Patrigeon à la présidence de l'ADE. L'association organise un forum de rentrée jeudi 24septembre, de 14h à 16h30, à l'UCO. Les étudiants ont inventé un terme pour résumer l'état d'esprit de leur école, «l'UCO-power», et veulent lancer une ligne de polos portant cette inscription. «L'identité catholique de l'établissement se retrouve aussi dans divers projets de prévention et d'écologie, souligne Gwenaël LeYondre. On appelle ça l'UCO-logie!».
  • Laurent Guenneugues

«Les filières font le plein»

Les 1.200 étudiants de l'IUT de Vannes ont désormais fait leur rentrée. «Nous avons fait une forte sélection en gestion des entreprises et des administrations (GEA) et en techniques de commercialisation (TC), où nous avions environ 1.200 dossiers de candidature. La sélection est un peu moins forte en Stid (statistiques et traitement informatique des données) et en informatique. Nous faisons le plein dans toutes les filières», indique le directeur de l'IUT de Vannes, André Balligand. «Malgré les inquiétudes qui ont pesé sur les IUT l'année dernière, on constate que les gens restent très intéressés par ces filières, d'autant plus qu'ils ont vu que les étudiants défendaient ces formations auxquelles ils tiennent. À ce jour, nous savons que pour 2010 notre budget -pour lequel nous avions de grosses inquiétudes- sera au moins égal à celui de 2009. En visite à Lorient, la ministre a réaffirmé qu'elle portait un intérêt aux IUT», souligne André Balligand. Il précise que «le contrat d'objectifs et de moyens n'est pas encore signé mais que la ministre a donné jusqu'au 10septembre pour que cela soit fait». Le directeur constate que 95% des étudiants poursuivent leurs études après leur DUT. «Avec succès, jusqu'à bac+5. Cette année, nous avons ouvert le diplôme supérieur de comptabilité et de gestion (DSCGT), qui donne l'équivalent d'un master et qui est juste la dernière étape avant le diplôme d'expert-comptable».
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«Il s'agit de faire un vrai campus àTohannic».

  • Frédéric Bedelvice-président de l'UBS

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