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Vannes ville

Université. Mission insertion pour 400 étudiants

30 septembre 2009

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Rédiger une lettre de motivation ou son CV, assurer lors d'un entretien d'embauche... Les étudiants de l'UBS ont vu ce qu'il ne faut surtout pas faire au travers de sketches joués par des pros de l'impro.

Franck et Sébastien, de la troupe Impro Infini, entrent en scène. L'un veut décrocher un stage chez «Patates et Roquefort», l'autre est le recruteur à même de le lui fournir. Tout y passe: mal à l'aise, manquant d'enthousiasme, le candidat fonce droit dans le mur... L'exact opposé de ce qu'il faut faire! Deux professionnels des ressources humaines répondent ensuite aux questions des 400 étudiants de l'UBS présents dans l'amphithéâtre Ville de Mons de la fac de droit. «Faut pas bluffer sur son CV, conseille Jean-Michel Marcé, de l'agence Temporis. Si c'est pour un poste où il faudra parler anglais, l'entretien se passera probablement en anglais, donc ça ne sert à rien de mettre que l'on est bilingue si on ne l'est pas».

Interpeller le recruteur

Comment choisir les éléments à mettre en valeur sur son CV? «On ne peut pas tout marquer, il faut mettre ce qui va interpeller le recruteur». Céline Angot, consultante en ressources humaines, demande aux étudiants: «Que choisissez-vous: être authentique ou vous mettre dans un moule? Moi, ce que je vous conseille, c'est d'être en accord avec chaque ligne de votre CV pour ne pas être piégé. Un boulot dans un fast-food aussi, ça montre votre dynamisme et votre démarche d'action». Une étudiante se demande ce qu'il faut faire s'il n'y a pas de réponse: «En faisant des relances téléphoniques, j'ai souvent eu des réponses sèches de la secrétaire, du type ?il me semble que la Poste n'est pas en grève ?... Alors est-ce encore un moyen efficace de montrer sa motivation?». Céline Angot est consciente du problème: «Ça met à l'épreuve votre persévérance. Garder sa motivation intacte après s'être pris des portes, ça fait partie du job!». Elle distingue ensuite deux types de recruteurs: ceux qui cherchent à fendre «la cuirasse émotionnelle» et ceux qui, au contraire, veulent mettre en confiance. Point de recette miracle pour réussir à tous les coups, mais certains trucs se travaillent: «Un entretien, ça se prépare! L'impro, c'est génial pour ça, pour apprendre à rebondir. C'est impossible d'anticiper toutes les questions, mais il faut se préparer à l'imprévisible».

  • Laurent Guenneugues
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