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Vannes ville

Un douanier mongol pincé pour vol à l'étalage

8 septembre 2009

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Un douanier mongol visé par une mesure de reconduite à la frontière... C'est le profil peu banal et paradoxal d'un homme de 37ans, jugé hier en comparution immédiate au tribunal de Vannes. La justice lui reprochait un vol à l'étalage commis chez Décathlon le 5septembre. Ce jour-là, Dondog Ravdan est intercepté aux caisses du magasin en possession d'une paire de jumelles à 119EUR. Plus tard, il expliquera qu'il avait l'intention de s'en servir pour «observer la nature dans son pays». Mais il n'en aura pas tout de suite l'occasion puisque le tribunal l'a condamné, hier, à une peine plancher de douze mois de prison ferme. Dondog Ravdan est en effet un récidiviste au regard de la loi. Depuis qu'il est arrivé en France en 2005, il a passé déjà deux ans derrière les barreaux, reflet des onze condamnations figurant à son casier judiciaire.

En région parisienne puis à Rennes

«Dans mon pays, je travaillais pour l'administration des douanes. Mais j'ai eu un problème avec des personnes qui voulaient sortir du territoire, raconte ce natif d'Oulan-Bator, sans donner plus de détail. Je ne me sentais plus en sécurité dans ce pays qui était à l'époque sous régime communiste. Je suis venu en France, mais aujourd'hui, je veux rentrer en Mongolie. Le régime là-bas est devenu démocratique entre-temps». Les propos sont traduits du mongol par un tout jeune interprète obligé de prêter serment. Dondog Ravdan explique qu'il s'est installé en région parisienne avant de se fixer à Rennes. «C'est vrai que j'ai survécu en commettant des vols. Je regrette ce que j'ai fait. Je ne pense plus qu'à repartir désormais». La vice-procureur Christine LeCrom a du mal à croire en la sincérité de ses déclarations. «C'est avant tout un professionnel du vol à l'étalage. De multiples arrêtés dereconduite à la frontière ont déjà été pris contre lui, jamais suivis d'effet», souligne la magistrate du parquet, avant de réclamer l'application de la peine plancher d'unan. La défense évoque les problèmes de santé qui auraient empêché le prévenu de rentrer plus tôt en Mongolie. L'argument pèse peu face aux charges retenues contre son client, qui devra effectuer un séjour de douze mois sous les verrous, avant de pouvoir retrouver sa terre natale.

  • J.-F. C.
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