10 février 2012
«Il y a des paris osés, ça plaira ou pas, mais ils vont décoiffer!». Hier, lors de la présentation de la programmation du Festival photo de mer, le maire, David Robo, a donné le ton de la huitième édition. Elle sera pleine de surprises: il y en aura au moins deux qui ne manqueront pas d'interpeller les visiteurs, sur l'esplanade du port et dans les jardins des remparts. Comme son nom l'indique, c'est une surprise, donc motus et bouche cousue.
«Un arbre très fourni»
Peu importe au fond car, comme le soulignent les organisateurs, le festival a trouvé son rythme de croisière auprès d'un large public. «Quand on interroge les visiteurs, ils nous disent qu'ils aiment venir déambuler dans les rues de Vannes. Le festival est un arbre très fourni avec des branches qui fleurissent», relève Yvan Sytnik, directeur des affaires culturelles. Une expression très imagée en rapport avec la date choisie, du 6avril au 6mai, c'est-à-dire au printemps. «Une fête de la photographie», qui se mesure aussi par la vente de produits dérivés. «Ça peut sembler anecdotique mais les ventes de mugs, cartes postales et tee-shirts ont été au-delà de nos espérances. On constate une appropriation des Vannetais au festival», juge David Robo.
«TK Bremen» et «Titanic» en suspens
Pour concocter la programmation, le maire et deux adjoints (Anne Le Dirach et Gabriel Sauvet), Yvan Sytnik et trois photographes professionnels ont consacré une journée, «dans un restaurant», pour étudier les candidatures. Pour en retenir treize (lire par ailleurs) «sur une soixantaine de dossiers». Sans compter les 600 photos adressées par les photographes amateurs, en lice pour les concours.
Deux autres devraient compléter l'affiche, en lien avec l'actualité. La première commémore le 100eanniversaire du naufrage du «Titanic», la seconde concerne l'échouement du cargo «TK Bremen» sur la plage d'Erdeven. Ces deux expositions n'apparaissent pas, pour le moment, dans la programmation officielle. «On a bon espoir de les faire aboutir. Le "Titanic", on ne peut pas passer à côté. Pour le "TK Bremen", on cherche, avec Philip Plisson, un partenaire institutionnel», souligne David Robo. Une place leur sera facilement trouvée, sur la rive gauche du port par exemple. Un lieu emblématique de la ville, selon les standards du festival. A l'instar du château de l'Hermine, du Bastion de Gréguennic, de l'esplanade du port et bien sûr des jardins des remparts.
Au sujet de ce dernier site: «On s'était planté l'année dernière, il faut le dire, reconnaît David Robo. Le format imposé par l'artiste ne rendait rien du tout. On va réinvestir l'endroit». Le voile est levé, du moins une grande partie. Encore un peu de patience avant de s'offrir «un voyage à travers le monde», sur le thème de la mer, entièrement gratuit précisons-le.

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