6 novembre 2009
«Impulsif», selon son propre avocat, un Parisien de 23ans a écopé, hier, d'un an d'emprisonnement ferme. Dimanche, alcoolisé, il avait cogné sur sa désormais ex-concubine dans l'appartement qu'ils partageaient, place de la Libération.
«Pour mes affaires, je fais comment?». Le tribunal correctionnel vannetais vient de prononcer son jugement: Rédoine Azmani écope de vingt-quatre mois de prison, dont la moitié assortie d'un sursis de mise à l'épreuve sur une période de trois ans. Ce Parisien de 23 ans était jugé, hier, selon la procédure de comparution immédiate. Il était poursuivi pour avoir frappé sa désormais ancienne compagne le dimanche de la Toussaint. Le prévenu s'était installé chez elle, aux environs de la place de la Libération, à la fin du mois de septembre. En tout, leur relation aura duré quatre mois.
Ils s'attaquent à un cubi de blanc dès 11h
...
Le jour des faits, le couple entame, dès 11h, un cubitainer renfermant troislitres de vin blanc. Les verres s'enchaînent. Le jeune homme s'en prend verbalement à deux voisins. Le premier, il est allé le chercher directement chez lui, le «traitant de tous les noms», rapporte le président Patrick Cassan-Ferrier. Alertés, les policiers interviennent pour «calmer tout le monde». Derrière tout ça, une sombre histoire de jalousie. Revenu dans l'appartement, Rédoine Azmani s'en prend à sa copine, alors aux toilettes, lui assénant deux coups au visage. Au moins. Me David Le Reste considère qu'il a «fracassé» sa cliente. La première excuse de ce multirécidiviste: «J'ai un problème avec l'alcool depuis la mort de mon père, en mai2006. Je change de personnalité». Il sourit dans son box.
«C'est n'importe quoi!»
Présente à l'audience, la victime a le visage marqué, malgré le maquillage. Et, tout en mâchant nerveusement son chewing-gum, elle ne baisse pas le regard lorsque son ex la prend à partie, malgré les injonctions de son avocat à se taire. «Violent, violent, c'était la première fois», assure-t-il. Le président Cassan-Ferrier fronce les sourcils: «C'était moins violent les autres fois?». Des claques début juillet, des coups de poing en septembre sont évoqués. «C'est n'importe quoi!», s'emporte encore le prévenu, qui reconnaît seulement «l'avoir poussée». De toute façon, «elle est capable de se taper dessus!».
Un avocat fait ce qu'il peut, l'autre se contient
Face à cette attitude, son propre conseil, Me Philippe Laudrain, se montre bien impuissant. Il lui pose quelques questions, l'exhortant à répondre «au lieu de dire n'importe quoi». Puis, abattu, s'adresse au tribunal: «J'aurai fait ce que j'aurai pu». Me Le Reste, de son côté, n'a qu'une envie, celle de charger Rédoine Azmani. Mais le plaideur se contient, pensant aux éventuelles représailles qui pèsent sur la victime. Juste après les faits, celle-ci avait reçu un SMS, écrit par le mis en cause depuis sa... cellule de garde à vue. En substance: «Je vais envoyer une bande pour discuter avec toi». Dans son précédent texto, il disait l'aimer...
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