27 mai 2009
Hier, à Châteaulin, Olivier Fragnaud, délégué sans étiquette, a insisté pour introduire dans le débat du comité central d'entreprise (CCE) du groupe Doux, la situation des 62 cadres transférés de La Vraie-Croix vers le siège finistérien. Et pour cause: il en fait partie. «48 collègues, moi compris, ont décidé de ne pas bouger. Ce n'est pas une question de cadre mais de choix de vie. Nos conjoints travaillent, nos enfants sont scolarisés dans le Morbihan. Il s'ajoute à notre cas des incertitudes sur la qualité du poste proposé à Châteaulin et des incitations financières a minima», justifie-t-il. «Notre décision étant irrévocable, nous attendons maintenant l'ouverture d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui accompagnera tous les licenciements. Mais pour l'heure, pas même un calendrier n'est avancé».
La direction évoque des concessions
La direction veut bien lancer un PSE mais seulement au bénéfice des 18 cadres dont le contrat ne stipule pas de clause de mobilité. Et les 30 autres? «Ils envisagent d'ester en justice pour prouver la caducité de leur clause de mobilité. Ce qui leur ouvrirait aussi les droits du PSE, rapporte Jean-Luc Guillard (CFDT). Mais la direction semble prête à faire des avancées. Nous en saurons davantage à la prochaine réunion du CCE».
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