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La Trinité-Surzur. Déjà trop grande ?

18 janvier 2012

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LaTrinité-Surzur ale record de croissance dans le pays de Vannes. Sa situation et le prix du m² de terrain ont attiré les nouveaux habitants. Lemaire met maintenant le pied sur le frein.

Avec 7% de progression annuelle, même en partant d'une base arithmétiquement faible, au bout de dix ans, ça chiffre! C'est ce qui arrive à LaTrinité-Surzur qui, en matière de démographie, fait exploser les compteurs: 571habitants en 1999, 1.300 aujourd'hui. En un peu plus d'une décennie, la population aplus que doublé. De quoi engendrer pas mal de bouleversements. Au moment où l'on débat des suppressions de postes dans les écoles à la rentrée prochaine, la situation de LaTrinité-Surzur peut faire des envieux: le nombre de naissances en 2011 (28) équivaudra dans quatre ans à l'ouverture d'une classe. L'école publique accueille déjà 150 élèves et 170 sont prévus en septembre prochain.

120 à 125 € le m²

Nul besoin d'épiloguer pour cerner les raisons de ce développement. D'abord la proximité avec Vannes. «Nous sommes à dix minutes du Poulfanc par la voie express», souligne le maire, Lucien Ménahès. Ensuite, l'offre alléchante sur le terrain à bâtir. Quand les prix ont commencé àmonter sur Vannes et la première couronne, au début des années 90, LaTrinité-Surzur en a ressenti tout de suite les premiers effets. Un lotissement était déjà en route. Il a fallu yajouter deux tranches, dont la dernière de 80 maisons avec habitat social. Aujourd'hui, le prix du foncier constructible est de 120 à 125 € le m². Mais la superficie n'a plus autant d'importance. «Les gens recherchent un terrain pour un maximum de 50.000€ et ils sont prêts à descendre au-dessous de 400m². En cela, le Grenelle, qui recommande de limiter la consommation d'espace, est appliqué chez nous où le budget global pour construire est de 170.000 à 180.000 €», indique le maire, Lucien Ménahès.

Un bon parc locatif

Ces maisons neuves sont occupées par des primo-accédants. LaTrinité possède aussi un bon parc locatif: près de 250 logements en location, sur les 600 de la commune. Les habitants travaillent à Vannes et dans le secteur de Muzillac et font le déplacement tous les jours. Pour l'instant, la possibilité d'habiter àLaTrinité l'emporte sur le prix de l'essence. Ainsi, ce sont 51logements sociaux qui ont été livrés l'an passé, plus une vingtaine de maisons en accession. Le marché de l'immobilier d'occasion est également actif car la commune voit arriver des retraités attirés par la proximité des plages de Damgan et de la presqu'île de Rhuys. «Dans l'ensemble, les maisons se revendent bien», dit le maire. Mais la tendance est actuellement à la modération. «Nous ne dépasserons pas quinze maisons nouvelles par an. Des lotisseurs souhaiteraient aller bien au-delà. Je ne signerai pas d'autorisation d'urbanisation excessive. Nous nous sommes développés au-delà de nos prévisions», souligne Lucien Ménahès.

  • Gabriel Simon

C'est leur première boulangerie

La lumière du matin dans la boulangerie... C'est la journée qui redémarre. À LaTrinité-Surzur, le Fournil d'antan a de nouveaux propriétaires depuis le mois d'avril.

Le commerce était àvendre. «On cherchait une première affaire. On a fait appel à un marchand de fonds. On a visité plusieurs boulangeries et c'est celle qui nous plaisait», relate Cindy Saliou. Le jeune couple, originaire de Crozon, dans le Finistère, se partage la tâche: Cindy, 30ans, sert les clients, Raphaël, 27 ans, est à la fabrication, et ils ont un apprenti depuis octobre. Le Fournil d'antan est ouvert du mardi au samedi de 7h à12h30 et de 15h30 à19h30, le dimanche de 7h30 à12h30. Le lundi est jour de fermeture.

Services annexes

C'est presqu'un multiservice. On y trouve une petite épicerie, un dépôt de gaz, on y prend son journal et c'est aussi un relais poste pour les colis, les courriers recommandés, les timbres. «Ça marche plutôt bien et c'est un complément de revenu», indique Cindy. «Au Fournil d'antan» (les nouveaux propriétaires ont voulu garder le nom), beaucoup trouvent aussi très pratique de pouvoir acheter des sandwichs avant de partir au travail.

De bonnes fêtes de Noël

Cindy et Raphaël ont passé leurs premières fêtes de Noël de leur jeune vie de commerçants boulangers à LaTrinité-Surzur. Ils ont bien travaillé, tout comme au moment de la galette des Rois. De bon augure pour la suite.

Travail, garderie, école, loisirs: tout est question d'organisation

Depuis 2003, Sandrine et David Cadoret sont trinitains. Ils habitent en plein bourg où un grand terrain se trouvait à vendre. Tous les deux sont de Theix, et lorsqu'ils ont voulu construire, ils ont pris l'option de LaTrinité. «Entre Vannes et Muzillac, la commune était bien accessible et on y est venu pour une question de coût», indique Sandrine. Sandrine est aide-soignante à la maison de retraite Mareva à Vannes. «Je mets quinze minutes pour me rendre en centre-ville, 25 minutes quand il y a de la circulation», explique-t-elle. David travaille lui aussi à Vannes, à la société de contrôle qualité Apave, au Parc d'innovation de Bretagne Sud. Sa spécialité dans la mise en conformité des matériels de levage l'amène à faire beaucoup de déplacements. En cela, la situation de LaTrinité, sur la voie express, se révèle très pratique. Le couple a deux jeunes enfants de 9 et 6 ans qui fréquentent l'école publique. Sandrine est la présidente de l'association qui gère la garderie scolaire, ouverte de 7h30 à 18h45. Ce service, avec celui de la cantine, est apprécié des parents pour sa souplesse. La mairie aide financièrement. Sandrine et David utilisent leur voiture pour se rendre à leur travail, mais les enfants vont àpied à l'école.

Un distributeur bancaire?

Sandrine essaie de faire marcher autant que possible le commerce de proximité. «Il nous manque un distributeur bancaire», dit-elle. Pour les activités des enfants, il faut, toutefois, prendre la voiture, de plus en plus coûteuse. «Le tout, c'est de s'organiser en conséquence, dit Sandrine. Tout est gérable».

A votre service

Commerce
La Trinité-Surzur a un café-tabac, une boulangerie, un salon de coiffure, un garage, un hôtel-restaurant (à vendre) et un médecin. Trois locaux commerciaux sont disponibles.

Artisanat
La commune a une quarantaine d'artisans.

Mairie
La mairie a été refaite et conçue pour 2.000 habitants.

Énergie
La Trinité-Surzur est autonome en énergie. Trois bâtiments équipés de panneaux photovoltaïques fournissent l'électricité (hors chauffage) pour l'équivalent de 1.500 habitants.
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