17 février 2009
La météo est enfin plus clémente et la réserve de Séné retrouve une activité intense que le public peut découvrir... Mais la vague de froid et la tempête ont eu un impact sur la faune. Notamment sur le héron garde-boeufs.
Une escadrille de barges à queue noire s'apprête à se poser sur le marais. Le temps est redevenu doux, la visibilité idéale. Sur la terrasse-observatoire, Guillaume Gelinaud, l'oeil collé sur sa jumelle, joue les contrôleurs aériens... La réserve de Séné n'est pas Orly, mais on ne peut s'empêcher d'y penser tant l'activité y est intense. La qualité de l'herbier est telle, cette année, que l'effectif de foulques est monté à 400 et autant pour les canards siffleurs, deux espèces herbivores, commente le conservateur. Mais il y a quelques semaines, le tableau était beaucoup moins idyllique. La vague de froid, sans être exceptionnelle dans sa durée, a tout de même fait chuter les températures jusqu'à -8ºC, paralysant l'activité au sol des vers et rongeurs et privant certains oiseaux de nourriture. C'est le cas du héron garde-boeufs, encore plus présent sur le littoral que sur la réserve même... Depuis dix ans, l'absence de gel avait favorisé son acclimatation puisqu'il a commencé à nicher en 2005. Mais l'échassier blanc n'a pas supporté le retour en force du gel: de 1.050 oiseaux dans le Morbihan au mois de décembre, l'effectif est tombé à 150 à la mi-janvier.
Une mortalité de 80%!
Tout porte à croire qu'il s'agit d'une mortalité importante, de l'ordre de 80%. «C'est une espèce plutôt sédentaire, il est donc peu probable que ce soit un départ d'oiseaux pendant la vague de froid, explique Guillaume Gelinaud. Il y a eu un précédent: dans les années 80, les hérons garde-boeufs avaient déjà été décimés par le froid en Camargue et en Loire-Atlantique... Récemment, des cadavres de héron garde-boeufs ont été retrouvés sur notre littoral».
L'ibis: une perte d'un tiers
Le héron garde-boeufs n'est pas le seul à avoir souffert du froid: l'ibis sacré compte aussi parmi les victimes! Sa population aurait été décimée d'un tiers par rapport à décembre, sous réserve de comptage dans les départements limitrophes... Un autre événement est intervenu après la vague de gel: la tempête. Elle aussi peut avoir eu une influence sur l'abondance des oiseaux, car les vagues puissantes ont nettoyé la vase et appauvri le potentiel de nourriture. Cela dit, il faudra attendre l'automne pour évaluer avec précision le double impact de la vague de froid et de la tempête, une fois les comptages effectués et le nombre de nicheurs comptabilisé.
2009 amène son lot de nouveautés sur la réserve de Séné.
Historique. L'exploitation des marais salants de Séné aménagés au milieu du XVIIIesiècle a pris fin en 1950. En 1978, la SEPNB acquiert 15ha de marais dans le but de développer un projet de protection et de sensibilisation... Cette expérience a inspiré le projet de réserve naturelle qui s'est concrétisée en août1996. Le périmètre. La superficie de la réserve est de 410ha, auxquels s'ajoutent 120ha de périmètre de protection. Des bassins ont été remis en eau, soit un gain de 28ha. La réserve se compose de trois grands milieux: l'estuaire bordé de vasières et de présalés, les prairies et terres agricoles récemment remises en herbe, et les anciens marais salants. Faune et flore.

Charles-de-Gaulle. Transformations à tous les étages
Conférence. Un dessinateur de BD à la fac de droit
Exposition. Des retraités CFDT auchâteau de l'Hermine
Bagad de Vannes. Alain Caudal reçoit la médaille de la ville
Si on sortait...
Aujourd'hui
A l'écoute de la ville
Etat civil
A savoir
Club Villepin. François Ars représentant départemental
Conseil municipal. Les orientations budgétaires pour 2010
Infos services
Theix. Une manoeuvre de camping-car fait une blessée
Saint-Vincent-de-Paul. Un samedi au point d'accueil