10 mai 2009
20H et quelques poussières... La salle est sage mais chaleureuse. Chemise blanche, costume sombre impeccable, il rentre en scène, s'assoit au piano et commence par «Où s'en vont les avions», l'un des titres de son nouvel album sorti en septembre dernier. Puis il lance quelques mots de bienvenue au public déjà complice: «Je crois bien que c'est la première fois que je viens ici. Euh.... Oui c'est bien la première fois. Il m'aura fallu 40ans de carrière pour venir à Vannes... Mais, cette fois, c'est fait: alors j'ai vu Vannes... Je peux mourir». C'est donc par une boutade que Julien Clerc entame son concert. Puis il ajoute: «Enfin pas tout de suite, vous allez m'avoir sur le dos encore quelques années». Ouf, que les fans se rassurent le chanteur est en forme. Et il le prouve.
La salle s'enflamme
Alternant anciennes et nouvelles chansons, il emporte les spectateurs dans son univers où se marie la douceur des mélodies, les rythmes antillais et quelques notes de rock. Le cocktail prend, séduit, et peu à peu la salle s'enflamme pour le chanteur, partage les tubes de toujours, ceux d'hier et ceux de demain. Les quelques notes de «la jupe en laine» déclenchent une ruée des spectateurs vers la scène. Dès lors, le concert s'embrase, prend une autre dimension, l'ambiance chauffe. Le public est conquis, sous le charme. L'osmose se fait.
Courant d' (h) air
Souriant, élégant, Julien Clerc semble n'avoir pas pris une ride, mais plutôt avoir atteint une belle sérénité. Il dialogue, se raconte, plaisante avec ce public déjà sous son charme. Accompagné de ses talentueux musiciens, il égraine quarante ans d'une carrière sans faille, sans fausse note, à travers plus d'une vingtaine de titres. «Le patineur», «Coeur de rockeur», «Femmes, je vous aime», «Partir», «Mélissa», «Si on chantait», et tant d'autres. Puis vient le moment de se quitter: un, deux, trois rappels. Julien ne se fait pas prier, et finit en apothéose par «Laissons, laissez entrer le soleil», un dernier clin d'oeil au passé, à ses débuts, avant de disparaître comme un courant d' (h) air... Sa voiture chauffe déjà quand les dernières notes s'envolent. Dommage pour ses fans qui auraient bien voulu une dédicace. Mais quelle soirée merveilleuse; deux heures de pur bonheur partagé.

27 mai 2012
26 mai 2012 à 17h59 - 6 réaction(s)
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26 mai 2012