20 février 2009
la communauté d'agglomération, qui était réunie, hier soir, a adopté la mise en place d'un schéma directeur pour favoriser l'aviation de loisirs et d'affaires de l'aérodrome.
L'aérodrome de Vannes Meucon, qui va changer de nom (lire notre encadré), est depuis 2007 sous la responsabilité des 24 communes de la communauté d'agglomération. Il appartenait jusque-là à l'Etat mais il était géré par la ville de Vannes qui a pu le maintenir en activité avec l'appui de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC). Celle-ci surveille les mouvements à partir de la tour de contrôle construite en 1975. Dans ce bâtiment de 15 mètres de haut, on domine le petit tarmac vannetais avec ses deux pistes (en bitume de 1.530m et en herbe), son aéro-club, ses quelques hangars et, plus au Nord, le Musée des ailes anciennes et les installations du paraclub. Au Sud, le regard porte sur le golfe, la presqu'île de Rhuys et par beau temps la baie de Vilaine, jusqu'au Croisic. Cinq contrôleurs avec certification européenne sont chargés de la gestion du trafic, de 7h30 à 20h30 en été (une heure de moins en hiver) et sept jours sur sept. L'aéroport de Vannes ne fait pas grand bruit mais il enregistre 45.000mouvements par an.
Des charters de 100 places
Ce chiffre comprend le va-et-vient des avions de l'aéro-club et du paraclub, de petits avions privés, les vols de l'armée et les flux commerciaux (affaires et charters). L'aérodrome peut accueillir des appareils de 80 à 100 places, type ATR ou gros biréacteurs. Des avions arrivent parfois directement des Etats-Unis ou des pays du golfe persique. «Ce sont des hommes d'affaires qui circulent au niveau de l'Europe», précise Thierry Civadier, responsable de l'équipe des contrôleurs. Il faut y ajouter les transports sanitaires et d'organes en vue de transplantations. Et maintenant les déplacements des joueurs du Voc. Cela dans de bonnes conditions techniques puisque l'aérodrome est équipé d'un système satellitaire moderne pour l'atterrissage tout temps. Et depuis le 1erjanvier, une nouvelle exploitation: une société privée (la SEVA) dépendant du groupe canadien Lavalin en assure la sécurité, la prévention des risques, les secours.
Les activités se regroupent
«Nous avons un outil qui peut être intéressant pour le développement économique du Pays de Vannes», souligne Georges André, vice-président de la communauté d'agglomération, qui ajoute qu'il n'est pas question de rivaliser avec Lorient, Rennes ou Nantes. Le schéma directeur, adopté, hier, moins neuf abstensions, va permettre de regrouper des activités de loisirs au Nord de la plate-forme (école de pilotage et hangar pour les avions du paraclub) et les activités d'affaires, de commerce et la maintenance dans le prolongement de l'aérogare. Une école privée de pilotage pourrait y avoir ses locaux et des industriels un hangar pour jet. L'opération va coûter 1,2 million d'euros.
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