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Saint-Gildas-de-Rhuys

Vases. L'association Sémaphore «restera vigilante»

27 octobre 2009

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Dans un communiqué, l'association Sémaphore indique «avoir pris acte» de la décision du ministre Jean-Louis Borloo, et du président du syndicat mixte des ports de plaisance du Morbihan, Gérard Le Tréquesser, de suspendre les opérations de dragage des vases et d'immersion des vases du port de LaTrinité-sur-Mer entre le Grand-Mont et l'île d'Houat.

«Un premier pas»

«C'est un premier pas, qui est sans doute motivé par les résultats des premières analyses de suivi contenues dans le rapport d'Ifremer, qui sont connus par le maître d'ouvrage et les services de l'Etat depuis juin. Le principe de précaution, qui semble s'être imposé dans le traitement par le ministre d'Etat dans ce dossier, a permis de prendre une sage décision», indique André Dorso, président de l'association.

«Suspension ne veut pas dire arrêt»

«Notre association restera vigilante sur le dossier, ajoute-t-il. La suspension ne veut pas dire l'arrêt total et définitif sur le site d'immersion en baie de Quiberon. Au regard des analyses du suivi sur la zone d'immersion et sans doute de l'état initial avant travaux qui, bizarrement, ne nous a pas encore été transmis, nous demandons l'abandon définitif de cette zone comme lieu de dépôt des ?vases?». «30.000m³ de ?vases? contaminées au TBT (*) ont été déversées dans la baie, et les problèmes demeurent des conséquences sur la biodiversité de la zone d'immersion et à l'extérieur en fonction de la dispersion et des effets sur les productions marines», poursuit André Dorso.

«Réunir en urgence un comité de suivi»

«Le syndicat mixte doit maintenant assurer le ?service après-vente?. C'est pourquoi, dès ce jour, nous demandons à son président de réunir en urgence un comité de suivi qui devra examiner les résultats des analyses officielles, appelle le président de Sémaphore. Nous demandons des analyses complémentaires indépendantes, afin de mesurer les effets de cette contamination plusieurs mois après les opérations dans la baie et la remise de l'état de fin de travaux prévu dans l'arrêté d'août2008».

«Des solutions à trouver en concertation»

De plus, «les populations côtières et les professionnels de la mer doivent avoir toutes ces informations comme la loi le prévoit. Le principe de précaution doit aussi être soulevé dans le suivi de cette zone, après des opérations qui, selon les promoteurs, étaient sans risque pour la biodiversité et les personnes», ajoute-t-il. «Des solutions doivent être trouvées avec une concertation de tous les acteurs. L'initiative de la préfecture du Morbihan pour la mise en place d'un schéma départemental va dans ce sens».

(*) tributylétain

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