19 octobre 2009
Le blé noir est aujourd'hui un produit «tendance». Pourtant, au lendemain de la Première Guerre mondiale qui aurait supposé que la récolte du sarrasin (autre nom du blé noir) se ferait comme celle du blé ordinaire? Le sarrasin était cultivé dans les régions pauvres (Limousin, Bretagne). Pendant des décennies, il était coupé à la faucille ou la faux, au bout d'une centaine de jours, et battu avec les fléaux, après avoir séché dans les champs, où il avait été dressé en javelles. Le progrès aidant, les faucheuses furent utilisées puis les batteuses. Après la guerre de 1939-45, la mécanisation s'implanta dans le monde agricole: tracteurs, charrues multisocs et les moissonneuses batteuses. Pendant une longue période, le blé noir fut délaissé. Aujourd'hui, il connaît un certain regain dans les parcelles de Saint-Colombier, Belle-Croix, Beg-er-Len, Boderharf et Toulgueri au pays de Rhuys.
Une récolte en octobre
Compte tenu de la façon de le battre, la récolte ne se fait qu'en octobre. Tel a été le cas de Michel Trouillard, agriculteur, qui a profité du beau soleil de mercredi et du faible taux d'hygrométrie pour moissonner sixhectares de blé noir, dont le rendement est estimé entre 15-20 quintaux à l'hectare. Ce produit est un sérieux atout pour le tourisme, avec les crêperies. Les nombreuses fêtes campagnardes le présentent comme un garant du patrimoine, rappelant que la galette remplaçait le pain dans les foyers bretons.
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