29 juillet 2009
Après avoir dégagé le menhir de la Vierge en 2008, les volontaires de l'association Melvan se sont attachés, en début de semaine, à débroussailler le dolmen de la Croix. Rude tâche, en particulier lorsqu'ils se sont attaqués à un gros massif de prunelliers qui dépassait en hauteur le sommet de la Croix. La disparition du pâturage et du bétail, il y a une quarantaine d'années, a laissé la place sur l'île à un couvert monotone de broussailles qui, s'il n'est contrôlé, engloutit patrimoine et milieux naturels.
Classé
«Monuments historiques»
Le dolmen de la Croix est situé à une cinquantaine de mètres du menhir, superbe stèle de 4,10m de hauteur. Ce dolmen est dans son état primitif sous une masse de pierres et de terre formant un tumulus ovale à circulaire. Il a été surmonté en 1880 par une croix de granit qui repose directement sur la dalle de couverture du dolmen. Ce n'est qu'en 1924, lors de la visite des archéologues Zacharie Le Rouzic, Marthe et Saint-Just Péquart, qu'il est apparu que ce monticule recouvrait un dolmen. Un sondage exploratoire réalisé par les archéologues mettait alors en évidence le couloir d'accès. Il n'a jamais été fouillé. Ces deux structures, situées sur une parcelle du Conservatoire du littoral, ont été classées «Monuments historiques» à la demande de Zacharie Le Rouzic dans les années 1930. Les archéologues pensent aujourd'hui qu'elles pourraient être la partie visible d'un grand tumulus qu'ils dateraient des débuts de l'agriculture dans notre région, aux environs de 4.500 ans avant J.-C. (Néolithique).
Plan local d'urbanisme. La demande de suspension rejetée