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Grand-Champ

Tribunal. En pleine rupture, elle lui vole un chéquier

25 septembre 2009

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Cette Grégamiste avait signé 17chèques, appartenant à son futur ex-concubin, pour un montant total flirtant avec les 3.800 EUR. Le tribunal correctionnel de Vannes l'a condamnée, hier, à deux mois de prison avec sursis.

Au milieu de multiples renvois et de jugements par défaut, le tribunal correctionnel de Vannes s'est quand même arrêté, hier, sur le cas d'une Grégamiste âgée de 52ans. En pleine période de séparation d'avec son concubin de l'époque, elle lui avait dérobé un chéquier, dans son domicile de Plaudren. Paraphant, sur une partie du mois de mai2006, 17formules, pour un montant global de près de 3.800 EUR. Histoire de se payer de l'essence, de la nourriture, des vêtements et de quoi se préparer à emménager dans un nouveau logement. À la barre, répondant à la question du président Éric Maréchal, elle reconnaît avoir agi «par facilité». Quelque part, c'était aussi une «vengeance». Cette divorcée, mère de trois enfants, était déjà habituée à signer les chèques de son ami durant les trois années qu'a duré leur relation. Sauf que son ex a vécu ce vol comme une «trahison», assure, pour la partie civile, MeAnne Gastine: «Elle savait ce qu'elle faisait. Lui-même se trouvait dans une situation difficile: très malade depuis plusieurs années, il n'arrivait pas à faire face à ses emprunts».

«Elle n'a pas réalisé de dépenses somptuaires»

En défense, Me Séverine Nivault en est certaine: «Elle n'a pas réalisé de dépenses somptuaires, ni renfloué son compte en banque». Et l'avocate d'indiquer que la prévenue, qui touche chaque mois une retraite de la fonction publique en plus d'allocations chômage, a déposé un plan de surendettement auprès de la Banque de France. Qui va très rapidement s'alourdir... Le tribunal la condamne à deux mois d'emprisonnement avec sursis. Elle devra en outre rembourser à la victime les presque 3.800EUR dépensés, un peu plus de 2.600EUR couvrant les frais bancaires et 300EUR pour le préjudice moral subi. Le couple, qui n'en est plus un, aurait continué à se voir après les faits, à en croire MeNivault. Par amitié... «Je suis désolée», lâchera la femme, entre deux sanglots.

  • Aurélien Douillard
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