13 février 2012
Francine, de Vannes, ne regrette pas d'être venue à la bourse aux jouets. Elle vient de trouver l'introuvable: six petites machines à coudre miniatures en état de fonctionner, ou presque. Il suffit de mettre une aiguille et du fil et de faire tourner à la main la petite roue. Magique. Ces petites merveilles vont compléter sa collection et décorer son atelier de patchwork... Emportée dans son élan, Francine embarque quatre oursons en peluche, en marchandant un peu. Elle laisse un chèque de 170 € à la dame qui tient le stand, toute contente d'avoir trouvé une bonne cliente. Son mari porte les sacs et plaisante: «On monte un atelier de filature clandestin à la maison»!
Une affaire de passionnés
Des histoires comme celle-ci, c'est à chaque instant. Car cette bourse aux jouets organisée à la salle Le Derf par Séné rail miniature est une histoire de passionnés, de collectionneurs. «Pas de curieux, mais des gens qui cherchent des pièces», dit Michel Galban, le président de l'association. Pas beaucoup le temps de parler: déjà son portable sonne. Au téléphone, un collectionneur de Nantes. «Oui, oui, il y a du soleil et pas de verglas. On est là et vous pouvez venir». Michel Galban raccroche: «Cela n'arrête pas! Les gens font 100km pour venir».
Des poupées, des petites voitures
Liliane, et son mari André n'ont pas fait autant de route. Ils habitent Séné. Liliane vient d'acheter une poupée des années 1950mais c'est André qui la porte. Elle cherche des petits vêtements pour l'habiller... «Cette poupée, c'est pour décorer ma chambre. J'en ai une centaine. Beaucoup en porcelaine». André est indulgent. Lui aussi a collectionné. Des voitures anciennes. Il lui reste une 2CV Citroën qu'il aimerait bien exposer dans le salon. Mais Liliane ne veut pas. Le couple vient de croiser un autre collectionneur de voitures, miniatures cette fois: «Je collectionne les répliques miniatures de toutes les voitures que j'ai eues dans ma carrière. Une centaine. Beaucoup de Mercedes. Je les achetais en Allemagne et les revendais très rapidement. Je roulais énormément pour mon travail».