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Le Palais

Fanfare. Huit nouveaux musiciens chez les Guerveurs

6 novembre 2009

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Les répétitions des Guerveurs ont recommencé depuis un mois, dans la salle du patronage, à Palais, sous la direction de Stéphane Samzun. Huit jeunes se sont inscrits cette année pour commencer à jouer d'un instrument. Ils intégreront la fanfare après le passage des concours fédéraux vers le mois de mars2010. «Mais pour qu'ils soient autonomes dans le groupe, il faut compter quatre ans de formation d'instruments», précise le chef. Ils doivent aussi apprendre le solfège et ils le font via l'école de musique LaPuce à l'oreille. Plus ancienne association de Belle-Ile, la fanfare des Guerveurs, née en 1926, compte une quinzaine de musiciens. «Quand j'ai repris la direction musicale à la suite d'André Thomazeau, en 1996, nous étions une bonne cinquantaine!».

«Un manque d'engagement sur la durée»

Aucune cotisation n'est demandée aux musiciens puisque tous les frais sont payés par l'association grâce à des animations et aux subventions. Mais malgré la gratuité, Stéphane Samzun regrette qu'il n'y ait pas plus de continuité dans le groupe. «Nous nous retrouvons dans une situation où si un musicien manque, je dois le remplacer tout en dirigeant les autres musiciens». Malgré l'apport de nouveaux instruments comme les percussions, les résultats satisfaisants aux concours dans les années 1990 ou le jumelage avec la fanfare de Saumur, «l'esprit de groupe s'est perdu et les gens ne s'engagent plus sur du long terme». Ce phénomène existe aussi ailleurs car près de 60% des formations ont disparu dans Morbihan. Il reste six formations dans le département.

«Plus nombreux, moins pesant»

«Plus on est nombreux, moins on en fait», telle est la devise du chef de musique. «Et plus la formation est importante, plus le répertoire est intéressant, plus on peut répondre aux demandes de prestations et moins les musiciens sont sollicités». Il espère donc que les musiciens actuels vont continuer de s'investir avec lui, que les huit nouveaux s'engageront sur le long terme et que d'autres viendront se joindre à eux. «Il ne faut pas oublier que la fanfare, c'est aussi une histoire de camaraderie humaine autour d'une passion commune, la musique».

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