4 septembre 2009
Ils disaient ne pas vouloir retourner sur les bancs de l'école, «parce que les vacances c'est trop bien». Pourtant, hier, dans la cour de récré, avant que la cloche ne sonne, ils avaient l'air heureux, les p'tits écoliers!
8h30, hier matin. Devant les grilles de l'école Sainte-Thérèse, les enfants arrivent, un peu à reculons. «Dis papa, les vacances, c'était trop bien! C'est quand que ça recommence?», demande le petit Théo. Son père rigole et, sans lui lâcher la main, lui répond: «Bientôt, bientôt. Mais il faut travailler un peu avant». Comme ce petit bonhomme, ils étaient nombreux, hier, à appréhender la rentrée. Nouvelle classe, nouvelle maîtresse, nouveau pupitre... Par contre, mêmes copains!
On informe sur la grippeA
Une fois le portail franchi, la loi de la cour de récré reprend le dessus. On empile les cartables et on lâche son stress pour prendre un ballon. Entre elles, les filles se racontent leurs vacances, pendant que les garçons jouent au foot, se courent après et cherchent du regard «les nouveaux». «Pas de bisou, juste un sourire». Les enseignantes avaient des consignes. Même si c'était parfois dur de refuser un câlin à une petite tête d'ange, il fallait s'y tenir. Quand les enfants demandent pourquoi, on leur répond «qu'avec la grippe A, il faut faire attention». Dès les premières heures de classe, on informe, on discute. Les écoliers reçoivent une notice explicative sur le virus et les moyens de s'en protéger. Les petits savent de quoi il s'agit. Pendant la récré, un nouveau jeu a remplacé le chat perché: «Touché, t'as la grippe A!» Mieux vaut en rire...
Les parents plus angoissés que leurs enfants
On croit que les bambins stressent à l'idée de retrouver l'école, mais il y a pire: les parents. Au milieu des enfants qui courent, on distingue des îlots de parents d'élèves. Partout, le même sujet de conversation: «Il a qui le tien? Ah oui? Génial, mon aîné l'avait l'an passé, elle est super». D'autres ont un peu peur: «T'as vu la maîtresse? Ma fille en a déjà peur, c'est pas gagné...». Pour se remettre de leurs émotions, presque tous se dirigent vers l'école maternelle. Là-bàs est servi le traditionnel «café des parents». On pourrait croire qu'ils y vont pour décompresser, mais les discussions reviennent: «T'as vu comment elle a regardé mon p'tit bout? Elle n'a pas l'air commode dis donc». Sur le temps du midi, les parents sont rassurés. Leur progéniture est revenue pour manger à la maison, et les anecdotes pleuvent déjà. «Moi, j'ai une Anglaise dans ma classe, elle a l'air sympa»; ou encore: «On n'a pas pu jouer au foot, les CP ont déjà perdu le ballon. Mais on s'est trop amusé quand même!».
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